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Justice Sociale / Démocratie Directe / Nation Europe et الأمة العربية de Stéphane Parédé ستيفان بردي

Al-Assad : L'ingérence étrangère est une ligne rouge… Tout trouble en Syrie aura ses effets sur les pays voisins et la région… Les événements en Syrie sont un conflit extérieur lié à la c

7 Avril 2013 , Rédigé par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

Al-Assad : L'ingérence étrangère est une ligne rouge… Tout trouble en Syrie aura ses effets sur les pays voisins et la région… Les événements en Syrie sont un conflit extérieur lié à la carte régionale

06 Avr 2013

 

Damas  /  Le président Bachar al-Assad a affirmé que ce qui se déroule en Syrie depuis deux ans est le résultat d'un conflit extérieur lié à la carte régionale et au conflit entre les grandes forces, affirmant que tout trouble en Syrie sera déplacé directement aux pays voisins et, par l'effet de domino, aux pays lointains au Moyen-Orient.

Dans une interview avec la Chaîne turque Ulusal et le journal turc Aydinlik, le président al-Assad a indiqué que le gouvernement turc est immergé dans l'effusion du sang syrien et qu'il héberge officiellement les terroristes pour les faire entrer en Syrie, accusant le chef du gouvernement turc, Recep Tayyep Erdogan, de ne jamais dire un seul mot de vrai depuis le début de la crise en Syrie et de servir la religion pour ses propres intérêts aux dépens des intérêts des deux peuples syrien et turc.

Le président al-Assad a indiqué que la Syrie trouve son intérêt avec le peuple turc et considère que l'entrée en conflit entre les deux peuples syrien et turc ne sert ni la Syrie ni la Turquie mais cela va compliquer les questions davantage. Il a ajouté que la Syrie œuvre depuis l'an 2000 pour effacer le passé mauvais entre les Arabes et les Turcs mais Erdogan œuvre pour restaurer cette histoire.

Le président al-Assad a affirmé que l'avenir de la Syrie, son destin et le mécanisme du choix de sa direction politique sont une décision intérieure syrienne à prendre par le peuple syrien.

Le président al-Assad a affirmé que l'ingérence étrangère est une ligne rouge pour le dialogue en Syrie tandis que toutes les autres questions seront mises sur le tapis, "la patrie appartient à tous les Syriens qui pourraient proposer tout ce qu'ils désirent", a-t-il indiqué.

Répondant à une question concernant la décision de la Ligue arabe d'accorder le siège de la Syrie à l'opposition, le président al-Assad a affirmé que "la Ligue arabe manquait de légitimité. C'est une Ligue qui représente les Etats arabes, pas les peuples arabes, elle ne peut donc ni accorder une légitimité ni la retirer".

«La vraie légitimité n’est pas accordée par des organisations ou des responsables à l’étranger ou par d’autres pays ... la légitimité est celle que le peuple syrien vous confère», a ajouté le président al-Assad. «Toutes ces décisions théâtrales n’ont aucune valeur à nos yeux».

Le président al-Assad a indiqué que la divergence des positions internationales vis-à-vis de la Syrie confirme que le conflit en Syrie n'était pas local mais un conflit extérieur entre les grandes forces sur la Syrie lié à la carte régional pour dessiner de nouveau la carte de la région, ajoutant que la position des pays de BRICS démontre que les Etats-Unis ne seraient plus le seul pôle dans le monde.

Le président al-Assad a salué le rôle des BRICS qui soutiennent la solution politique en Syrie face aux pays occidentaux.

A propos des positions de certains pays arabes ou régionaux qui se tiennent contre la Syrie, le président al-Assad a affirmé qu'une partie de ces pays ne sont pas indépendants dans la prise des décisions politiques mais qu'ils suivent les instructions extérieures.

Le président al-Assad, a, en outre, affirmé que la Syrie assiste actuellement à une guerre réelle et non pas des purs événements de sécurité et que les terroristes entrent en Syrie par milliers et peut être par des dizaines de milliers, précisant que la Syrie est entourée d'un groupe de pays qui aident les terroristes pour entrer en Syrie. "Tant qu'il y en a des infiltrations des terroristes les guerres se continuent", a-t-il indiqué.

Quant aux nouvelles véhiculées sur l'orientation vers le règlement de la question kurde en Turquie, le président al-Assad a fait noter que la position de la Syrie est claire et franche, celle de soutenir tout règlement entre les Kurdes et les Turques.

"Nous ne voulons pas voir davantage d'effusion de sang qui aura des conséquences négatives sur la région", a précisé le président al-Assad.

A propos de la vision de la Syrie vis-à-vis du traitement avec les Kurdes dans la région, le président al-Assad a dit : "Il faut savoir que la nationalité n'est pas une ethnie car nous vivons dans une région diversifiée. Que vous soyez Turc, ne signifie pas que vous n'êtes pas d'origine Kurde, arménien ou arabe, ceci est le cas chez vous et aussi le nôtre, car être arabe ne signifie pas l'appartenance à l'ethnie arabe. Les deux nationalités turque et arabe sont un état de civilisation qui doit contenir tous".

"Ce qui caractérise la région, c'est sa diversité. Or le plus danger est de ne pas la voir comme une chose riche duquel on s'inspire la force", a estimé le président al-Assad.

Au sujet des nouvelles véhiculées sur un vide militaire dans les zones nord de la Syrie, les possibilités de les contrôler par des éléments kurdes ayant des orientations de séparation et la répétition du scénario qui s'était produit au nord de l'Irak et à l'est de la Turquie, le président al-Assad a fait noter que la Syrie n'est pas un climat adéquat pour ce sujet rejeté par le peuple et l'Etat syriens. Aucun Etat national n'accepte de séparer ou de prélever une partie de ses terres ; ceci est indiscutable en Syrie".

Le président al-Assad a ajouté que la majorité des Kurdes sont des personnes patriotiques voulant vivre en Syrie.

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