Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Justice Sociale / Démocratie Directe / Nation Europe et الأمة العربية de Stéphane Parédé ستيفان بردي

Ce que nous disions de l'Amérique latine et du Grand Chavez il y a 9 ans. # PCN-Infos du 20 janvier 2004 L'AMERIQUE LATINE SE DEGAGE DE L'EMPRISE YANKEE !

10 Mars 2013 , Rédigé par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

Ce que nous disions de l'Amérique latine et du Grand Chavez il y a 9 ans.

# PCN-Infos du 20 janvier 2004
L'AMERIQUE LATINE SE DEGAGE
DE L'EMPRISE YANKEE !

 

 

PCN-INFOS

Le réseau d'information téléphonique du PCN

 

PCN-Infos du 20 janvier 2004

 

L'AMERIQUE LATINE SE DEGAGE
DE L'EMPRISE YANKEE !

 

Nous sommes de ceux qui avons toujours soutenu l’idée d’un Front unitaire des peuples en lutte contre l’impérialisme. Au sein de ce front, une solidarité étroite unit le combat des Patriotes européens, en lutte pour la libération et l’unification du continent, et celui des Patriotes latino-américains.

 

LA SOLIDARITE DES LUTTES
DE LIBERATION CONTINENTALES EUROPEENNE ET LATINO-AMERICAINE

C’était aussi l’avis du Général Juan PERON, le grand révolutionnaire argentin. Dans les Années 60, celui qui était l’ami de Jean THIRIART, le fondateur de notre Organisation transnationale, avait manifesté publiquement son soutien actif à nos thèses.

Dans « LA NATION EUROPEENNE » (décembre 1968), qui était le journal de notre Organisation dans les Années 1965-70, il écrivait ce qui suit : « Il faut considérer que l’unification doit être le principal objectif de tous ceux qui luttent pour une même cause. Je dis unification et non union ou association. Ce qu’il faut, c’est s’intégrer. Parce que nous aurons bientôt l’occasion d’agir, et pour une action efficace il faut être intégrés et pas seulement associés (…) Mao lui-même a dit : "La première chose à distinguer, c’est l’identité véritable des amis et des ennemis. Ensuite, on peu agir". Je suis partisan des alliances tactiques, selon la formule : les ennemis de nos ennemis sont nos amis (…) Je lis régulièrement LA NATION EUROPEENNE et je partage entièrement ses idées. Non seulement en ce qui concerne l'Europe, mais le monde. Un seul reproche, j’aurai préféré au titre LA NATION EUROPEENNE, celui de MONDE NOUVEAU. Parce que l'Europe seule, dans l’avenir, n’aura pas toutes les ressources suffisantes pour la défense de ses intérêts. Aujourd’hui, les intérêts particuliers se défendent souvent dans des endroits fort lointains. L’Europe doit y penser. Elle doit s’intégrer, certes, mais en s’intégrant, elle doit garder des contacts étroits avec les autres pays en voie d’intégration. L’Amérique Latine en particulier, qui est un élément essentiel devant s’allier à l’Europe. Nous, Latino-américains, sommes Européens, et non pas de tendance américaine. Je me sens personnellement plus Français, plus Espagnol ou plus Allemand qu’Américain. Le vieux juif Disraëli avait bien raison quand il disait : "Les peuples n’ont ni amis ni ennemis permanents, ils ont des intérêts permanents", il faut associer ces intérêts, même s’ils sont géographiquement lointains, pour que l'Europe continue d’être la première puissance civilisatrice du monde ».

 

SOMMET DES AMERIQUES :
LE LEADERSHIP AMERICAIN CONTESTE

L’actualité nous rappelle que l’Histoire n’est pas finie, quoi qu’en disent les idéologues du Pentagone, que la marche belliciste des « néo-conservateurs » yankee pour la domination mondiale rencontre partout la résistance des peuples. Non, le XXIème siècle ne sera pas le « nouveau siècle américain » !

Le sommet extraordinaire de Monterrey, qui a rassemblé 23 chefs d'Etat et de gouvernement, au milieu d'impressionnantes mesures de sécurité, a été précédé d'un véritable festival de récriminations des pays latino-américains, contre George W. Bush. Le Sommet des Amériques a aussi été l'occasion de nouvelles manifestations contre la politique de George W. Bush. Des milliers de policiers et soldats avaient du prendre position dans la ville pour assurer une sécurité maximum, même contre des manifestants paysans mexicains, décidés à venir protester à dos d'âne contre l'Accord de libre-échange nord-américain (Alena). Le Sommet des Amériques, qui s'était ouvert le 12 janvier au Mexique, devait s'en tenir à ses objectifs initiaux, à savoir le combat contre la pauvreté et la lutte pour la démocratie, ont estimé plusieurs pays d'Amérique latine, infligeant un revers aux Etats-Unis. 

Le Brésil s'est déclaré offusqué par l'imposition par les Etats-Unis de visas à ses ressortissants. Le président vénézuélien, Hugo Chavez, qui s’impose comme le nouveau Péron, s'est emporté contre les critiques américaines concernant ses relations avec Cuba. L'Argentine n'a pas aimé les remarques américaines concernant la renégociation de sa dette.

Officiellement, ce cinquième sommet visait à promouvoir une croissance équitable dans l'hémisphère, à renforcer la « gouvernance démocratique », et à assurer le développement social, notamment de la santé et de l'éducation.

Mais Washington tenait à inclure dans le communiqué final le problème de la sécurité face au terrorisme et l'entrée en vigueur pour 2005 de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), déjà qualifiée de « succès fabuleux » (sic) par M. Bush. Les responsables de la Maison Blanche souhaitaient en effet profiter de cette réunion de deux jours des dirigeants du continent pour avancer sur le dossier commercial.

 

VIVES CRITIQUES A L'ÉGARD DE WASHINGTON

Plusieurs nouveaux dirigeants américains ont de plus en plus remis en question la position dominante des Etats-Unis sur le continent, faisant valoir que « les politiques économiques définies par Washington avaient à ce stade échoué à enrayer la pauvreté ».

La politique étrangère des Etats-Unis est par ailleurs l'objet de critiques d'un bout à l'autre du continent. La récente décision de Washington de durcir les contrôles aux frontières américaines - en photographiant et en prenant les empreintes digitales des ressortissants de la plupart des pays étrangers - est notamment dénoncée par Brasilia, qui, en retour, a pris une mesure semblable contre les seuls visiteurs américains. Ce dont les yankee, dont l’arrogance n’a plus de limites, osent s’offusquer !

Les gouvernements brésilien et argentin ont ouvertement critiqué la politique commerciale des Etats-Unis, tandis que le président vénézuélien, Hugo Chavez, se heurte verbalement très fréquemment avec les responsables de l'administration Bush. Avant de se rendre à Monterrey, Chavez a notamment demandé à ces derniers d'arrêter de « fourrer leur nez » dans les affaires intérieures de son pays.

 

PASSE D'ARMES CHAVEZ-BUSH SUR CUBA

Au sommet des Amériques, Le président américain a aussi voulu stigmatiser la "dictature" castriste. Cuba étant absente de ces sommets depuis 1962, car exclu de l'Organisation des Etats Américains (OEA) en 1962. Le président vénézuélien en a défendu le modèle social.

Hugo Chavez a fait l'éloge de l'aide que Cuba apporte à son pays en matière d'éducation et de santé, lors de son discours inaugural : « Malgré les mauvaises conditions économiques, nous avons pu cette année alphabétiser un million de personnes en six mois grâce à l'aide sans prix de Cuba -rendons à Dieu ce qui est à Dieu et à César ce qui est à César- », a notamment déclaré le président vénézuélien, sous l'oeil effaré de son homologue américain.

« Et toujours grâce à un programme de santé appuyé par Cuba, nous soignons quelque dix millions de personnes sur une population de 23 millions », a poursuivi Chavez.

L'éloge de Cuba par le président vénézuélien intervenait après que le président américain eut appelé ses homologues participant au Vème sommet des Amériques, auquel assistent 34 chefs d'Etat et de gouvernement de la région et en l'absence de Cuba, à « travailler pour une transition rapide et pacifique à Cuba ». Entendez l’organisation de la déstabilisation de Cuba et d’un coup d’état rampant, à l’image de ce qui s’est déjà passé en Yougoslavie contre Slobodan Milosevic, de ce qui a été tenté et a échoué au Belarus contre Alexander Lukashenko et est en cours contre la Syrie ba’athiste.

 

CHAVEZ REMET LE GOUVERNEMENT BUSH A SA PLACE

Cette passe d'armes à peine voilée entre les présidents vénézuélien et américain intervenait alors que les relations se sont encore tendues entre Washington et Caracas, quelques jours avant le sommet.

Le président vénézuélien avait ainsi qualifié Condoleezza Rice, conseillère pour la Sécurité nationale du président Bush, de « véritable analphabète », après que celle-ci l'eut accusé de ne « pas jouer un rôle constructif dans la région ».

Les déclarations de Rice venaient après celles du secrétaire d'Etat américain Colin Powell et de Roger Noriega, chef de la diplomatie américaine pour l'Amérique latine, critiquant la relation du Venezuela avec Cuba et prenant position en faveur de « la tenue du référendum pour la révocation du président Chavez », réclamé par l'opposition vénézuélienne.

Lors d'une conférence de presse commune avec son homologue mexicain Vicente Fox, le président américain avait notamment déclaré en arrivant à Monterrey que « ensemble nous travaillerons avec l'OEA pour assurer l'intégrité du processus conduisant à ce référendum ».

 

L’AMERIQUE LATINE CONTRE L’ULTRA-LIBERALISME DE BUSH 

Plusieurs dirigeants d'Amérique latine ont fait savoir mardi à George Bush que les politiques économiques « perverses » imposées par Washington avaient nui à leurs pays, accablés par l'endettement et la pauvreté.

Bush souhaitait en effet aussi profiter du Sommet des Amériques organisé à Monterrey, troisième ville du Mexique, pour regagner la confiance des chefs d'Etat de la région qu'il a négligés pendant deux ans, Washington ayant concentré ses efforts sur la campagne internationale de « lutte contre le terrorisme ».

Au lieu de cela, il a essuyé une salve de critiques visant tout particulièrement le libéralisme à tout crin, qui selon les dirigeants sud-américains « n'a pas allégé le fardeau de la pauvreté et a même plongé certains pays, comme l'Argentine, dans une crise profonde ».

Le président brésilien a estimé que le capitalisme sauvage préconisé par les Etats-Unis au cours des dix dernières années en Amérique latine n'avait pas été porteur de croissance, et qu'il a maintenu au contraire des millions de personnes dans la misère : « Après les années 1980 - les années 'perdues' - les années 1990 ont été celles du désespoir. Il s'agissait d'un modèle pervers qui, malheureusement, distinguait l'économique du social, favorisait la stabilité au détriment de la croissance et dissociait la responsabilité et la justice. La stabilité économique a tourné le dos à la justice sociale ».

Plusieurs autres dirigeants sud-américains ont eux aussi estimé que la région devait se tourner vers une autre politique..

 

LE FOSSE SE CREUSE VERTIGINEUSEMENT ENTRE RICHES ET PAUVRES

Bush tentait de convaincre les chefs d'Etat et de gouvernement présents au sommet d'adopter des réformes libérales, d'embrasser un processus de démocratisation et de faire avancer le projet de Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), qui est loin de faire l'unanimité.

« Sur le long terme, le commerce est la voie la plus sûre vers une prospérité durable » (sic), a-t-il déclaré, appelant les autres dirigeants présents à « montrer au monde que les sociétés et les marchés libres peuvent réellement profiter à nos citoyens » (resic).

Plusieurs poids lourds de l'Amérique latine ont glissé à gauche ces dernières années, et la politique libérale préconisée par Washington n'y trouve plus un terrain aussi favorable.

Le Brésil et l'Argentine, qui sont favorables au libre-échange, sont toutefois très critiques de la politique commerciale américaine, estimant que les subventions accordées par les Etats-Unis à leurs agriculteurs empêchent des producteurs plus compétitifs d'accéder au marché américain.

« Les véritables facteurs de déstabilisation dans la région sont la pauvreté et le néo-libéralisme », a déclaré pour sa part le président vénézuélien Hugo Chavez dans un discours prononcé lors du sommet. « Reconnaissons que nous nous sommes engagés sur une mauvaise voie ».

Même le président chilien Ricardo Lagos, un modéré de gauche dont le pays peut se vanter d'avoir l'une des économies les plus prospères et ouvertes de l'Amérique latine, a tenu à souligner les défaillances du modèle libre-échangiste, déplorant notamment le fossé séparant les riches des pauvres dans toute la région : « Ce n'est peut-être pas le continent le plus pauvre, mais c'est peut-être l'un des plus injustes », a-t-il déclaré. 

« Il n’est pas pensable en effet qu’il y ait un homme libre dans un pays esclave, ni un pays libre dans un continent esclave » déclarait Péron. L’Amérique latine se dégage chaque jour davantage de l’emprise yankee. Le combat du Che et de Péron trouve une nouvelle jeunesse. Et cette marche vers l’indépendance latino-américaine est aussi une marche vers un monde libéré de l’impérialisme yankee, l’ « ennemi du genre humain » que dénonçait le Che !

 

Luc MICHEL

(Sources : AFP et Reuters)

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article