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Justice Sociale / Démocratie Directe / Nation Europe et الأمة العربية de Stéphane Parédé ستيفان بردي

LE "CHE", LES GUERRES DE LIBERATION NATIONALE ET NOUS : DELENDA AMERICA !

23 Janvier 2013 , Rédigé par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

PCN-INFOS

Le réseau d'information téléphonique du PCN

 

PCN-Infos du 14 octobre 2003

 

LE "CHE", 
LES GUERRES DE LIBERATION NATIONALE ET NOUS :
DELENDA AMERICA !

 

Ce 9 octobre marquait le 36eme anniversaire de l'assassinat du grand militant révolutionnaire CHE guevara.

Le 9 octobre 1967, les services de renseignements américains (CIA), assassinaient le CHE, au sud de la bolivie. Enterrée clandestinement et retrouvée 30 ans plus tard, la dépouille mortelle d’Ernesto Guevara fut transportée en 1997 vers La Havane pour lui rendre un hommage particulier. Au milieu d’une intense ferveur populaire, le leader disparu fut inhumé dans la ville de Santa Clara a l'est de La Havane libérée de la dictature de Batista par les révolutionnaires cubains en 1958.

Notre Organisation transnationale soutenait l’action du CHE dès les Années 60. Et le PCN lui rend à nouveau hommage en ces moments de deuil et de mémoire.

 

LE VRAI COMBAT DU CHE : DETRUIRE LES USA !

Depuis le « 11 septembre », au sein du mouvement révolutionnaire, nous entendons sans cesse les mêmes critiques fielleuses contre le PCN, le même discours réformiste, condamnant les attaques anti-américaines. Certains mêmes utilisent sans pudeur la référence au CHE. C'est oublier que le CHE Guevara n'attendait pas la « mobilisation de la société civile » (sic) ou le « dialogue avec les institutions internationales » (resic), ces tartes à la crème des alter-mondialistes, mais prônait la lutte armée et la guerre révolutionnaire, appelant à frapper l’impérialisme à la tête. Le quotidien bruxellois « LE SOIR » (29 juillet 2002) a publié une interview du CHE, réalisée par le journaliste Léopold Unger au moment de la crise des missiles à Cuba en avril 1962, qui y affirme un anti-américanisme viscéral et radical que nous partageons sans réserve, et où il regrette de n’avoir pas pu « détruire » la Carthage américaine (1).

 

LA RECUPERATION DU CHE EST REVOLTANTE

La récupération du CHE par les réformistes et les opportunistes de tous bords est révoltante. Nous en parlons avec tranquillité. Le PCN est l'expression politique depuis 1984 d'une Organisation communautariste transnationale qui vient de fêter ses quarante ans. Dès 1965, nous défendions dans notre presse Cuba et l'action du CHE. Parmi les réformistes qui nous critiquent aujourd'hui, certains, comme au PTB (ex AMADA-TPO, les anarcho-maoistes belges), parlaient encore au début des années 80 à propos du CHE et des militants qui à sa suite partaient en Afrique faire leur devoir de solidarité internationaliste de « mercenaires cubains ». La critique est aisée mais nos archives sont bien tenues ...

La véritable motivation des réformistes est sans aucun doute la lâcheté. Peur de la répression, peur de perdre des sympathies parmi les petits-bourgeois qui courent aujourd'hui derrière la « taxe-Tobin » et autres sucreries sociale-démocrates et veulent « aménager » (sic) la globalisation et le capitalisme. C'était la même peur qui faisait en septembre 1985 défiler toute la classe politique belge à Bruxelles contre les « Cellules Communistes Combattantes » (CCC). Certains de nos critiques en Belgique, les trotskistes du POS ou les anarcho-maoistes du PTB, ont alors défilé avec le « Front National ». Nous pas !

 

LA RESISTANCE PALESTINIENNE EST SORTIE
TOUTE ENTIERE DE LA LUTTE ARMEE

Les réformistes nous disent encore que nous « ne rendons pas service aux masses arabes ou aux Palestiniens » (sic) .Que ce serait « attirer la répression sur eux » (resic). Comme si Tel-Aviv avait besoin de prétextes pour tuer chaque jour en Palestine occupée ! Comme si Washington avait besoin de motivations pour assassiner quotidiennement en Irak ! Faux prétexte !

La Résistance palestinienne est sortie tout entière de la lutte armée et des actions directes contre l'occupant israélien. Et elle s'incarne aujourd'hui dans la guerre ouverte qu'est l'Intifada.

Sans le sang des martyrs des premiers jours, au milieu de ces terribles années 60, où Israël étendait implacablement l'ombre sioniste vers le Tigre et l'Euphrate, la Résistance palestinienne n'aurait jamais donné l'espoir à son peuple. Nous en parlons aussi l'esprit tranquille. Nos critiques réformistes parlaient alors de « nationalisme bourgeois » à propos des Fedayins. Notre organisation, elle, se battait à leurs côtés ! Dès le début, avant Arafat. Roger Coudroy, le premier européen tombé les armes à la main dans les rangs du Fatah, était des nôtres !

 

NOTRE DEVOIR DE SOLIDARITE

Le soutien aux luttes de Libération nationale, à toutes ces luttes, est une nécessité. Et nous révolutionnaires européens, qui combattons pour la libération nationale et sociale de la Nation européenne, nous avons un devoir de solidarité avec les militants des quatre continents qui défendent l’indépendance de leurs peuples.

Un certain nombre d’Etats ont refusé de capituler devant les diktats de Washington et d’abdiquer la liberté et la dignité de leurs peuples. Qualifiés d’ « états voyous » – alors que les deux véritables états voyous sont les USA et leur complice israélien – ou encore d’ « axe du mal », ces états et leurs dirigeants courageux sont en butte à des campagnes permanentes de diffamation médiatique et de déstabilisation politique et économique. Certains d’entre eux sont même soumis à des mesures d’embargo, ou à des sanctions économiques, organisées par les USA, souvent avec la complicité de l’ONU, et qui visent à détruire leur économie et leur peuple, prenant parfois l’aspect d’une politique génocidaire comme en Irak.

Ces Etats sont la Libye de Moammar Kadhafi, la Syrie ba’athiste, la République populaire et démocratique de Corée, Cuba et le Belarus du Président Lukashenko. S’y ajoute aussi une hostilité sournoise des USA contre le Venezuela de Chavez et certains pays arabes et africains.

Ces pays constituent la première « ligne de Front » face à l’impérialisme yankee. Leur résistance, souvent héroïque et désespérée, retarde les progrès de l’impérialisme et contrarie ses projets. Elle est un exemple qui galvanise les mouvements de résistances des quatre continents. Soutenir ces Etats courageux est donc un devoir et une priorité.

 

CHASSER LES AMERICAINS EN MEUTE !

Le combat est un, car l’impérialisme est un. Chaque mouvement de libération nationale, chaque organisation de résistance mène une lutte qui est partie du combat mondial pour la liberté des peuples. Chaque victoire contribue à la victoire finale. Chaque défaite est une défaite pour tous, car elle renforce notre ennemi commun.

L’ennemi est puissant. Il faut le chasser en meute.

Nous sommes donc solidaires des mouvements de libération nationale authentiques – c’est-à-dire ceux qui refusent toute collaboration ou sujétion avec l’impérialisme – et des organisations de résistance des quatre continents.

En particulier nous soutenons les camarades qui sont engagés dans la lutte armée contre l’impérialisme : résistance armée et Intifada palestiniennes, résistance irakienne, guérillas du Népal, de Colombie et du Pérou comme la véritable insurrection populaire de la Bolivie qui se réveille.

 

CE QUI SE PASSE EN IRAK :
UN TOURNANT DANS LA GUERRE DE LIBERATION !

L’Irak est aujourd’hui l’épicentre de la lutte mondiale anti-américaine. La Résistance héroïque et exemplaire des Ba’athistes irakiens a marqué un coup d’arrêt dans les plans yankee de domination mondiale, qui passaient par le remodelage – entendez la destruction du Nationalisme révolutionnaire arabe (2) – du Proche-Orient.

« La guerilla doit être comme un poisson dans l'eau », disait Mao, parlant de la sympathie indispensable des masses. Pour l'avoir négligé, le CHE en est mort.

Après les attaques quotidiennes des troupes d'occupation et les exécutions des Kollabos – schéma qui était celui des résistances belge et française vers le début 1944 –, après le blocage des exportations de pétrole (sur lesquelles les yankee comptaient pour payer leur occupation), la guerilla ba'athiste – les autres soi-disant « insurgés » n'existent que dans la propagande yankee - est aujourd'hui assez forte pour organiser des dizaines de manifestations locales ba'athistes, où Saddam est acclamé et porté en effigie, directement face aux soudards yankee.

Quant à savoir si le Président Saddam Hussein, qui n’a jamais capitulé, dirige aujourd’hui, moralement ou plus directement, la Résistance irakienne, il suffit de constater que le Raïs ba’athiste appelait le 17 septembre dernier (3) le peuple irakien « à intensifier la lutte contre les Américains », à « resserrer l'étau et augmenter vos frappes contre les ennemis, par les manifestations, les transcriptions sur les murs et la revendication de vos droits (...) et surtout par la lutte armée ». Et que cet appel a été entendu et suivi, comme l’actualité quotidienne le démontre en Irak où la Résistance monte en puissance.

Les commentateurs ne réalisent pas ce qui se passe depuis trois semaines en Irak, et qui est un tournant, c'est qu'une INTIFADA double maintenant les actions de la guerilla.

Et le mouvement touche tout le pays – et pas seulement le « triangle sunnite » qui sert d'explication au Pentagone et aux media aux ordres – du Kurdistan (Mossoul et Erbil) à Bassora en passant par Bagdad.

 

Le CHE a été assassiné et enterré clandestinement en 1967. A Bagdad la tombe de Michel Aflak, le théoricien et fondateur du Ba’ath, vient d’être profanée et détruite par les soudards yankee (4). A trois décennies de distance, l’ennemi américain – l’ennemi de l’Humanité selon le CHE – croit triompher en s’en prenant aux symboles des idéologies révolutionnaires qui le défient. Mais, comme jadis les Nazis qui brûlaient en vain les livres de leurs adversaires, les yankee ne peuvent tuer les idées généreuses de ceux qui veulent vivre debout et libres.

Tristes et pauvres « puissants » qui craignent les dépouilles mortelles de ceux qu’ils ne peuvent vaincre dans les âmes !

Leur défaite inévitable est déjà annoncée dans leur ignominie.

AMERICA DELENDA EST !

 

Luc MICHEL

*****

 NOTES ET RENVOIS

(1) « Il fait encore nuit. Quelques rares et pâles percées dans la nuit tropicale annoncent le jour naissant. L'entretien avec le Che dure déjà plus d'une dizaine de minutes, la fin de la demi-heure promise approche. Les phrases se font plus courtes: ce ne sont plus des opinions, mais des sentences.
Le Che : En acceptant le démontage des bases et des fusées, les Russes ont commis une erreur historique...
Moi : Et toi, qu'aurais-tu fait à leur place ?
Le Che : Si les fusées avaient été entre mes mains, elles auraient été tirées et auraient atteint la cible vers laquelle elles ont été orientées. C'est pour cela qu'elles ont été installées ici. 
Moi : Pourtant si vous les aviez tirées, la riposte américaine aurait été immédiate et terrible. Cuba aurait été engloutie sous l'océan.
Le Che : Peut-être. Tel aurait pu être le cours des événements. Mais le but aurait été atteint, et l'impérialisme yankee nous aurait accompagnés au fond de l'océan ». 

(2) Lire :
Luc MICHEL, « L'AGRESSION AMERICANO-SIONISTE EST UNE GUERRE IDEOLOGIQUE CONTRE LE NATIONALISME ARABE : APRES BAGDAD, DAMAS ET TRIPOLI SONT EN LIGNE DE MIRE ! » (éditorial du QUOTIDIEN DU PCN - N° 765 – 7 oct. 2003)

(3) Lire sur le site des « COMITES IRAK DE BASE » : http://comitesirak.free.fr/freng/saddam14.htm

(4) Nous partageons l’indignation des « Amitiés France-irak » (communiqué du 12 octobre 2003) : « En rasant à Bagdad la tombe de Michel Aflak, le fondateur du parti Baas, sans laisser à sa famille la possibilité de récupérer le corps du défunt, les troupes d'occupation américaine ont commis un acte qui rappelle les pratiques barbares de temps qu'on croyait révolus. Michel Aflak, né à Damas en 1912, est mort à l'Hôpital militaire du Val de Grâce à Paris en 1989 avant d'être enterré à Bagdad où il s'était installé après la prise du pouvoir par le Baas en 1968.
Le grand orientaliste Jacques Berque – président fondateur des Amitiés franco-irakiennes – a défini la philosophie politique de Michel Aflak comme la philosophie arabe la plus théoriquement fondée du XXè siècle. Sa pensée défend l'idée de l'unité de la nation arabe dans un nationalisme arabe résolument moderne, progressiste et laïc. Ayant subi l'influence du personnalisme d’Emmanuel Mounier, Aflak était un authentique humaniste, soucieux avant tout de l'épanouissement et de la dignité de la personne humaine. 
Pur intellectuel, Michel Aflak avait toujours refusé d'exercer la moindre fonction gouvernementale. Respecté dans tout le monde, il demeure le symbole d'une certaine idée de l'émancipation et de la dignité du peuple arabe.
En rasant la tombe du fondateur du parti Baas, les Etats-Unis croient sans doute pouvoir effacer toute trace du baassisme en Irak, mais ils ne pourront brûler tous les livres de Michel Aflak, ni effacer ses idées des esprits de centaines de milliers d'Arabes qui ont été et restent ses disciples. Ce n’est pas non plus ainsi que les troupes d’occupation américaine parviendront à réduire la résistance irakienne qui se réclame de son combat. »

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