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Justice Sociale / Démocratie Directe / Nation Europe et الأمة العربية de Stéphane Parédé ستيفان بردي

Le ministère des AE : Le rapport publié par la commission d'enquête sur la Syrie s'est appuyé sur des informations fournies par des Etats complices dans l'effusion du sang des Syriens

7 Janvier 2013 , Rédigé par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

Le ministère des AE : Le rapport publié par la commission d'enquête sur la Syrie s'est appuyé sur des informations fournies par des Etats complices dans l'effusion du sang des Syriens

04 Jan 2013

 

Damas /   Le ministère des affaires étrangères et des expatriés a adressé un message au Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l'homme, dans lequel il a affirmé que le rapport publié le 20/12/2012 par la commission internationale d'enquête sur la situation en Syrie s'était caractérisé de précipitation dans la présentation des informations "non vérifiées et qui manquent de professionnalisme et d'impartialité" qui lui ont été parvenues d'une seule partie. "La commission continue à avancer des prétextes logistiques pour justifier son non recours aux informations vraies et corroborées que lui avaient fournies la Syrie, persistant à affirmer qu'elles ne sont pas authentifiées", s'est indigné le ministère, soulignant que l'évocation par la commission des actes perpétrés par les groupes terroristes armés reste timide et tardive.

Le ministère a indiqué que la commission avait continué d'évoquer des questions et des informations erronées et d'avancer de faux arguments juridiques qui ne sont pas de ses prérogatives, notamment ses allégations, absolument inacceptables, sur l'utilisation des bombes à sous-munitions et sur un mandat qu'elle s'était arrogé d'enquêter sur le code international humanitaire, alors qu'elle s'abstenait de traiter nombre de questions importantes liées directement aux droits de l'homme, "entre autres la destructions des usines d'Alep, le pillage d'autres et le trafic de leurs contenues dans le but de détruire l'industrie nationale, épanouie avant la crise, ce qui constitue une violation du droit au développement", a-t-il précisé.

Le ministère a aussi fait savoir que les groupes terroristes armés avaient volé les entrepôts des médicaments que l'Etat avait payés de fort grandes sommes pour les assurer aux citoyens à prix modérés en dépit des sanctions imposées à l'importation de nombre d'eux pour la Syrie, et que les groupes armés vendaient aux pays voisins ou les détruisaient pour que le peuple syrien n'en profite pas ce qui constitue une violation flagrante du droit à la santé.

Le ministère a fait noter que la commission n'avait pas abordé dans son rapport la partie responsable des crises alimentaires, du vol des stocks de céréales pour les faire passer illégalement à certains pays voisins et la destructions des récoltes agricoles dans le but d'affamer les Syriens, et du ciblage des centrales de génération d'électricité, soulignant que toutes ces crises ont été provoquées et que la Syrie ne les avait pas connues avant l'an 2011.

Le ministère trouve que l'insistance par la commission d'enquêter dans la loi internationale humanitaire pose nombre de points d'interrogation sur les raisons, de même que sur la simultanéité des déclarations et des résultats qu'elle donne avec les développements des positions et des déclarations de certains pays concernant la crise.

Le ministère a regretté l'ignorance persistante par la commission de tout ce que la Syrie tenta de clarifier depuis le début de la crise, en particulier ses confirmations de la présence des forces extérieures qui travaillaient sur l'incitation confessionnelle en Syrie et lançaient les fatwas takfiristes afin de justifier les actes de meurtre, de torture, de vol, d'enlèvement et de violation de toutes les lois et les normes internationales relatives aux Droits de l'homme, déplorant que la commission ne s'était pas intéressée à ces confirmations et avait préféré de participer à la campagne contre la Syrie en ouvrant la porte devant toutes les violations sans précédent des Droits de l'homme en Syrie par les groupes terroristes armés.

"On aurait pu imaginer comment les choses seraient-elles si la commission avait écouté les mises en garde syriennes et n'avait pas attendu justement ce moment pour évoquer, déformée, loin de la vérité et s'appuyant à des informations erronées dont la fausseté se confirme chaque jour davantage, l'instigation confessionnelle en Syrie", a poursuivi le ministère, estimant que l'on s'attendait à ce que la commission soit en connaissance de la situation géopolitique compliquée de la région avant de s'impliquer dans des questions aussi graves".

Le ministère a affirmé que la commission aurait du profiter des informations présentées par la Syrie et contribuer à l'arrêt de l'effusion du sang du peuple syrien.

Le ministère a rappelé que depuis des milliers d'années nombre de religions, de confessions et d'ethnies habitaient sur la terre syrienne formant dans leur ensemble un modèle rare, au niveau mondial, de coexistence et de libre culte et croyance, soulignant que la commission aurait du s'interroger sur le facteur survenu depuis quelques mois dans la société syrienne et qui avait provoquer le parler détestable de "confessions et ethnies" en Syrie.

Le ministère s'est dit étonné que la commission n'avait pas enquêté sur les fatwas takfiristes lancées par certains hors de la Syrie autorisant, et dans certains cas parlant de nécessité, d'agresser, de tuer et de viser des composantes précises de la société syrienne, s'interrogeant sur les raisons de l'inexistence dans les rapports de la commission d'une mention des violations du droit à la liberté de culte, et se demandant pourquoi la commission n'avait pas réalisé que les idéologies et les pratiques des hommes armés qui se disputaient les butins, et de ceux qui les instiguaient étaient le facteur qui, introduit dans la société syrienne depuis le début de la crise, est responsable de ce qui se passe en Syrie.

Le ministère trouve regrettable que la commission prétendait avoir puisé ses informations "directement des victimes" alors que son rapport fourmille des démonstrations claires sur son appui sur des informations non authentifiées présentées par des organisations non gouvernementales et des pays impliqués directement dans la crise en Syrie et qui ont intérêt direct dans l'attisement de la situation dans le pays pour réaliser leurs propres acquis au prix du sang du peuple syrien.

"La commission est incapable de parler du rôle des pays qui finançaient, armaient, entraînaient et accueillaient les hommes armés, et qui leur assuraient les renseignements et une couverture médiatique et politique et entravaient les efforts visant à engager le dialogue national et à parvenir à un règlement politique de la crise en Syrie", a fait noter le ministère qui y trouve une violation de la loi internationale des Droits de l'homme.

Le ministère de terminer: "Dans son rapport, la commission a fait preuve, une fois de plus, de non professionnalisme et de manque d'impartialité, et a laissé voir une compatibilité des résultats qu'elle présente avec les orientations politiques de certains pays ce qui la donne non sérieuse dans le traitement de la situation en Syrie", soulignant que la commission avait eu nombre d'opportunités, "qu'elle avait ratées", de faire preuve d'impartialité et d'objectivité dans le traitement avec les événements en Syrie.

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