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Justice Sociale / Démocratie Directe / Nation Europe et الأمة العربية de Stéphane Parédé ستيفان بردي

Quelle Europe ? / Stéphane Parédé

9 Février 2013 , Rédigé par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

 

Quelle Europe ? :

Une Europe Unitaire et Communautaire

 

L'Europe, une nécessité :

L'Europe est aujourd'hui un ensemble naturel et nécessaire. Partout se constituent de grands ensembles continentaux : USA, Russie, Chine.

L'Europe, si elle veut conquérir et garder son indépendance, doit elle aussi, assurer son unité continentale que lui imposent la géographie, l'histoire et la culture commune de ses peuples.

Dès maintenant, la Petite-Europe, celle du « Marché Commun », représente de facto, la première puissance économique mondiale.

Seules, ses divisions l'empêchent de devenir également la première puissance politique et militaire.

La densité économique, militaire, humaine que produira l'unification européenne rendra à l'Europe la première place que lui assurent son génie et son travail.

 

Contre les « fausses Europes » :

On parle beaucoup d'Europe et souvent à tort et à travers. Voici les différentes Europes proposées :  

L'Europe confédérale, c'est-à-dire l' « Europe des Patries », représente tout simplement l'état actuel de l'Europe avec le maintien de ses divisions verticales et ses petits-nationalismes archaïques et étriqués. L'Europe doit être unitaire.

L'Europe confédérale ou l'Europe des Patries sont des conceptions dont l'imprécision et la complication cachent le manque de sincérité ou la sénilité de ceux qui les défendent et dissimulent leurs arrières-pensées.

►L'Europe des Banques et des Parlements, c'est-à-dire l'Europe de Strasbourg avec le soi-disant « Parlement Européen » est l'Anti Europe qui vise à créer un vaste marché économique et un espace politique et répressif (l'Europe des Polices) unifiés au service de la ploutocratie financière et de ses maîtres impérialistes.

►L'Europe fédérale représente une formule de transition possible pour une courte période où l'unification européenne se réalisera par des voies légales et pacifiques, serait un pallier vers la construction de l'Europe unitaire.

►Le « Marché Commun », l'Europe institutionnelle de la « Communauté Économique européenne », est une excellente réalisation.

Les « Eurocrates de Bruxelles préparent l'unification économique et juridique de l'Europe. Au « Marché Commun », il ne manque que l'unité politique.

La CEE sera à l'Europe unitaire ce que le Zollverein fut à l'unification allemande.

A toutes ces Europes, il manque la volonté politique unitaire et la sincérité.

Seul le « Communautarisme européen », parce qu'il est la seule force indépendante possède cette volonté et cette sincérité.

 

L'Europe Unitaire :

l'Europe est une patrie en devenir qui existe déjà par la volonté de la bâtir.

La nation-Europe c'est surtout un avenir en commun, une communauté de destin imposée aux peuples européens par la géographie et l'histoire.

La nation-Europe est donc un concept dynamique tourné vers l'avenir et non le culte dérisoire d'un héritage dépassé. L'Europe sera une Nation et un État : c'est l'Europe Unitaire, seule forme achevée de l'unification européenne, imposant partout une seule souveraineté, une seule loi, un seul droit. La forme de cet État-Nation européen sera une République unitaire et impériale, conférant à chaque européen sans aucune distinction d'origine, l'omnicitoyenneté européenne et la possibilité d'accession à toutes les charges de l'État à tout endroit du territoire.

 

Dimensions géopolitiques de la Nation-Europe :

Dans un premier temps, l'unification de la Nation-Europe a été initié par les pays de l'Europe de l'Ouest et avec l'intégration de quelques pays de l'Europe dit de l'Est.

Dans un second temps, la Nation-Europe devra s'unir aux pays de l'Europe de l'Est, de Bucarest à Vladivostock.
La Russie, avec son extension sibérienne, est aussi l'Europe et les frontières orientales de la Russie sont donc les frontières géopolitiques de l'Europe : Vladivostock est aussi une ville européenne.

La Méditerranée doit devenir un « lac européen », une nouvelle « Mare nostrum ».

L'Afrique doit être conçue comme le domaine de co-prospérité de la Nation européenne, c'est le concept d'Eurafrique.

Ces dimensions géopolitiques conditionnent la future politique étrangère de la Nation européenne.

 

La politique étrangère de la Nation européenne :

Cette politique tournera autour des trois axes suivants :

une indépendance européenne : la nation-Europe sera indépendante des grands blocs impérialistes et conclura ses alliances au seul regard de ses intérêts. La base de cette indépendance sera la neutralité européenne basée sur une défense forte. Les alliés naturels de la Nation européenne sont ceux que lui imposent les impératifs géopolitiques et les peuples qui luttent comme elle pour leur indépendance : l'Amérique Latine et la Nation Arabe.

A court terme, une coexistence pacifique avec la Russie, la Russie c'est aussi l'Europe et ses frontières asiatiques sont les frontières géopolitiques de l'Europe. D'autre part, la Russie est la seule puissance qui aura des frontières communes avec la Nation-Europe.

Un préalable existe à cette coexistence pacifique : la parité militaire et nucléaire entre la nation Europe et la Russie.

Des négociations bilatérales seront effectués avec la Russie en vue d'une neutralité effective visant à une réunification avec l' « Europe de l'est de Bucarest à Vladivostock et au développement d'une coopération dans le domaine économique. La Nation-Europe devra notamment garantir les frontières asiatiques de la Russie (qui sont celles de l 'Europe) contre toute agression.

A long terme, réunification avec l'Europe de l'Est de Bucarest à Vladivostock : grâce à des négociations directes avec la Russie.

Cette réunification sera préparée par la soudure de notre économie avec celle de l'Europe de l'Est qui doit devenir le partenaire économique privilégié de la Nation européenne.

Tout devra être fait pour rapprocher la Russie et la Nation Europe en vue de l'intégration de l'ex-espace soviétique de l'ex- U.R.S.S et de la Nation européenne : ce sera la Très Grande Europe de Reyjkjavik à Vladivostock.

 

La défense de la Nation Europe :

Seule une défense européenne forte garantira la liberté et l'indépendance de la Nation Européenne. Cette défense européenne doit être mise en place le plus tôt possible. Elle implique :

le retrait des pays européens de l'OTAN, l'expulsion des troupes américaines d'occupation en Europe et la confiscation des armements américains qui y sont stationnés,

la constitution d'une armée européenne intégrée sous commandement unique,

la mise en place de l'arme nucléaire européenne, au départ des forces atomiques française et britannique et de l'armement nucléaire américain confisqué.

C'est à partir de cette base que sera constituée la future Armée Populaire Nationale-européenne. Cette armée sera une armée populaire de conscription, l'obligation de participer à la défense de la Nation européenne ne connaissant aucune exception.

Elle sera encadrée par un fort contingent de spécialistes disposant des armements les plus modernes. La création de cette armée et la volonté de défense et de combat en commun qu'elle implique est une condition fondamentale de l'unification européenne.

 

Les institutions de la Nation Europe :

L'Europe se dotera d'institutions nouvelles.

Au niveau national-européen seront mis en place :

une chambre européenne, le Sénat européen, représentant le peuple européen et un mouvement politique à dimension européenne représenté par des personnalités dont la conscience européenne sera intransigeante,

un sénat syndical, représentant les producteurs européens et les syndicats communautaires. Ce Sénat assurera la participation effective des forces socio-économiques à la vie nationale,

un exécutif fort, garantissant la primauté du pouvoir politique et l'indépendance de la Nation européenne.

 

Pour une Europe populaire :

Actuellement, les ethnies européennes ne peuvent s'épanouir librement en raison de :

l'existence des frontières actuelles à l'intérieur de l'Europe qui empêchent le regroupement de nombreuses ethnies européennes avec les conflits et les drames qui en découlent (comme dans les Balkans dans les années 1990).

La création de la Nation-Europe mettra un terme définitif à ces grands problèmes en supprimant les frontières intérieures de l'Europe et les états qui la divisent. L'Europe sera restructurée sur base de ses régions : ce sera l'Europe populaire et communautaire.

Chaque peuple européen disposera des moyens réels d'assurer son épanouissement et son autonomie culturelle dans le cadre de l'État National-européen, largement décentralisé dans ces domaines. Chacun se verra reconnaître son identité culturelle et sera libre de parler la langue de son choix. L'omnicitoyenneté européenne lui garantira l'accession à toutes les fonctions de l'État. Enfin, dans la Nation-Europe, il n'y aura plus d'ethnie dominante puisque ce sera l'Europe de tous les Européens. Au nationalisme de domination des petites nations chauvines actuelles se substituera le nationalisme d'intégration de l'Empire européen.

 

L'Europe, une Nation-pilote :

L'Europe, ce miracle de l'histoire de l'homme, miracle qui a fait suite au miracle grec, a par la prodigieuse fécondité de sa culture unique donné naissance à une civilisation adoptée par le monde entier. La culture est créatrice de civilisation. La civilisation par contre ne crée jamais de culture. Seule l'Europe possède la culture d'où sa primauté sur les USA qui ne détiennent que la civilisation née de notre culture.

Cette civilisation coupée de sa culture est condamnée à la stérilité qui se traduira d'abord par une sclérose puis par un retour à la barbarie. Politiquement dominée par l'occupant impérialiste, la culture européenne est étouffée : elle risque d'être figée dans son état de civilisation. Seule une Europe politique unitaire peut garantir aujourd'hui les conditions historiques indispensables à la survie de cette culture. Alors, l'Europe pourra reprendre sa mission humaniste et redevenir la Nation-pilote.

 

Nécessité de nouvelles structures européennes :

Les structures socio-économiques de l'Europe actuelle sont le reflet des structures politiques dominées par la démo-ploutocratie et l'impérialisme. La Révolution communautaire nationale-européenne devra donc substituer de nouvelles structures et imposer une révolution sociale : l'établissement d'une société communautaire associant tous les Européens à la vie et à la richesse de la Nation européenne.

 

Ni marxisme désuet, ni ploutocratie :

le marxisme et le système capitalo-libéral ploutocratique doivent être rejetés car ils représentent l'exploitation et l'aliénation de la personne.

Le marxisme est entièrement dominé par une vision économiste qui fait de l'homme le jouet de l'économie. Le capitalo-libéralisme est lui aussi dominé par des préoccupations économistes et ne voit que l'intérêt matériel égoïste.

Ces deux systèmes socio-économiques ont conduit à l'établissement de sociétés bureaucratiques où l'individu devient le jouet d'un univers déshumanisé, tuant toute initiative.

L'Europe nouvelle rejettera donc ces deux systèmes et cherchera sa propre voie de révolution sociale : le communautarisme.

La primauté de l'individu sur la « termitière sociale » sera partout affirmée, un individu tourné vers la vie communautaire nationale. Le Communautarisme rejettera donc la stérile « lutte des classes » institutionnalisée par le capitalo-marxisme et prônera une société solidaire et responsable.

 

Contre la stérile « lutte des classes », pour une société sans classes :

Une lutte devra être menée pour la destruction du prolétariat qui permettra de libérer les travailleurs auxquels seront rendus leur dignité et leur responsabilité.

La suppression des classes redonnera la place d'honneur au travail de l'individu, seul critère de valeur. Notre hiérarchie sera basée essentiellement sur le travail, de tous les individus qui la composent.

 

Primauté du politique :

Le communautarisme affirmera la primauté du pouvoir politique sur l'économie qui doit être à son service.

A l'économie de profit actuelle, menée au bénéfice de quelques groupes, sera opposé l'économie de puissance qui visera à l'indépendance, à la puissance et à la grandeur de la Nation européenne.

 

Pour une refonte de l'économie européenne :

Le communautarisme imposera une refonte profonde de l'économie européenne sur les bases suivantes :

instauration du « nationalisme économique » au niveau européen en vue d'assurer l'unification du continent et son indépendance financière et économique.

intégration progressive des économies ouest-européenne qui doivent devenir des partenaires privilégiés. La création d'un marché économique inter-européen intégré de Reykjavik à Vladivostock, sera un pas décisif vers la réalisation de la Grande-Europe.

primauté de l'entreprise libre sur la finance apatride qui sera expulsée d'Europe.

L'expropriation des biens américains en Europe est une première étape vers ce but.

Elle sera suivie de la « socialisation européenne » de tous les biens appartenant à des groupes d'esprit non-européen.

distinction entre les entreprises libres à dimension humaine et les autres qui, seront « socialisées » et remises à une gestion privée de nature syndicalo-communautaire.

nationalisation des secteurs indispensables à l'indépendance nationale-européenne : énergie, complexes militaires industriels, productions stratégiques, services publics.

participation de tous les travailleurs à la vie de leur entreprise et aux bénéfices, au moyen de la cogestion pour le secteur privé, de la participation pour le secteur étatique nationalisé, de l'autogestion communautaire pour le secteur socialisé.

Le communautarisme distinguera donc trois secteurs (étatisé, libre, socialisé) dans l'économie nationale. Mais partout, il instaurera la primauté du producteur sur le financier. Cette primauté se traduira notamment par la représentation des producteurs dans le Sénat syndical européen.

 

La création et l'instauration de la monnaie européenne unique :

L'euro fut une importante étape franchie en vue de l'unification européenne. Cependant, cette monnaie doit se détacher de tout système financier étranger et notamment du dollar américain.

La richesse fondamentale et impérissable de l'Europe, c'est son génie scientifique, son immense potentiel industriel, la haute qualification de ses travailleurs.

Le seul étalon qui puisse nous libérer de toute tutelle et transformer radicalement les rapports sociaux, c'est l'étalon-travail.

 

Le communautarisme :

Le but de ce système, c'est donc la participation de tous les citoyens-producteurs européens à la richesse de la Nation-Europe.

Seule l'indépendance nationale permet la puissance. Et où il n'y a pas de puissance, il n'y a pas de liberté. C'est donc la Nation-Europe unitaire qui, par sa puissance garantira la liberté de tous les Européens et permettra l'instauration d'un socialisme : le communautarisme.
Il garantira à tous l'égalité des chances au départ de la vie et au-delà de toute différence sociale, assurant une sélection véritable et égalitaire.

Il libèrera le syndicalisme des entraves et des compromissions politiques, et financières qui l'emprisonnent actuellement.
Un syndicalisme communautaire et strictement professionnel sera établi qui garantira la liberté et les intérêts de tous les producteurs européens.

 

Un combat devra être mené pour l'Europe, qui est actuellement divisée et colonisée.
Ce concept sera une offensive politique et idéologique dans le but de créer la Nation-Europe, unitaire et communautaire.
Le « communautarisme européen » sera une doctrine vivante adoptée aux dimensions de l'Europe.

 

L'Europe doit être vécue et non pas dite.
Elle doit être une réalité de chair et d'esprit et non pas une construction théorique.
Tant que le concept de Nation-Europe n'aura pas pénétré les masses populaires, tant qu'il n'aura pas enthousiasmé la jeunesse, il n'y aura pas encore d'Europe.

 

L'Europe c'est mille fois plus que l'Europe des économistes et des administratifs si compétents et bien intentionnés qu'ils soient. Il faut créer une mystique de l'Europe.
Ceux qui éparpillent les efforts dans des Europes « culturelles », ceux qui en discutent surabondamment à l'occasion de banquets ou d'échanges de médailles-souvenirs, gaspillent de l'énergie. L'Europe des chapelles ou l'Europe des salons sont des caricatures.
L'Europe a besoin d'acier avant d'avoir besoin de comitards, l'Europe a besoin d'enthousiasme, des masses populaires et d'hommes déterminés.

Cherchons toutes les raisons de faire l'Europe contre tous ceux qui soulèvent des difficultés pour la retarder, la freiner ou l'appréhender.

 

Pour mener à bien cette noble tâche, il nous faudra construire une avant-garde et consciente de la Nation européenne en devenir.

 

Enfin, il n'y a pas de Nation où il n'y a pas d'indépendance.

 

A une Europe théorique, opposons l'Europe légitime, l'Europe populaire : La Nation Europe.

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