Stéphane Parédé est un écrivain, chercheur universitaire et théoricien politique français né à Nîmes d'origine espagnole, spécialisé dans l'étude du nationalisme arabe, du panafricanisme et des systèmes démocratiques. Théoricien de la 4e Voie Euro-Méditerranéenne et auteur de l'essai La nation arabe et la démocratie (Éditions Vérone, 2026).
Publié le 8 Octobre 2026
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PRÉSIDENTIELLE 2027 : 5 garanties vitales dans la Constitution par Stéphane Parédé dit Stéphane Escarabajal PARÉDÉ-PAREDES
En 2008, l'État a trouvé 500 milliards en une nuit pour sauver les banques.
En 2027, il ne garantit toujours pas de quoi vivre dignement.
Nous demandons à tous les candidats de s'engager à inscrire un Article 1 bis :
La République garantit à toute personne :
1° La garantie alimentaire
2° La garantie d'un logement décent
3° La garantie vestimentaire
4° La garantie de protection de la santé
5° La garantie d'une éducation gratuite et laïque jusqu'à 18 ans.
Un Fonds Sanctuarisé en assure le financement, abondé par une contribution de 2,5% sur les patrimoines dormants. Le non-respect peut être invoqué par référendum à 1% des inscrits.
Publié le 8 Octobre 2026
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¿EL HAMBRE QUE VIENE? EL WAQF QUE QUEDA.
Respuesta al Sr. D. Mohamed Larbi Bouguerra, Le Monde Diplomatique, septiembre 2026
Por Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes - Familia atestiguada en Mazarrón 1674-1681 (AGRM), residente en Nîmes
Tiene razón, Sr. D. Mohamed Larbi Bouguerra.
Distingo archivos y memoria familiar, pues resido en Nîmes y sigo investigando.
Archivos : en mayo de 1462 Enrique IV concede a Juan Pacheco, Marqués de Villena, las minas de alumbre, que comparte con Pedro Fajardo. Castillo de los Vélez 1491-1494, abandono fin XVI (queja del alcalde en 1647). Mi linaje notarial : Ginés García de Paredes, Protocolos Mazarrón 1641-1681, Registro 1674-1681 (AGRM NOT 6740). Mina Talía atestiguada en Mazarrón en 1884 como demasía, y citada como explotación de Pío Wandosell.
Memoria familiar - en verificación : Pedro Paredes y Paredes habría retomado Talía en noviembre de 1866 por conocer la leyenda local. No tengo aún la fecha exacta de pérdida de la concesión. Las razones las conocemos : fin del alumbre, minifundismo del XIX y concentración extranjera.
No afirmo continuidad territorial ininterrumpida en Mazarrón hasta hoy. Afirmo atestiguación notarial 1674-1681 y memoria minera 1866, y que el mecanismo de pérdida por deuda es el mismo que Usted describe : £P 514 en 1945.
Musa Al-Alami propone en 1944 "inalienable family waqf" y lo hace en Jericó 1952 : 5.000 acres, 28 pozos, 4.000 dunams.
Publié le 7 Octobre 2026
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Le Waqf Agricole – Note explicative
Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes – Famille attestée Mazarrón 1674-1681 (AGRM NOT 6740) – Résidant Nîmes – 4e Voie Tricontinentale – Waqf Agricole
Le waqf n'est pas une religion. C'est un outil juridique paysan.
Définition : un bien placé en waqf devient inaliénable. Retiré du commerce, il ne peut plus être vendu, cédé, divisé ni saisi pour dette. Il est transmis de génération en génération pour un usage défini, collectif et durable.
1. Usage agricole : le waqf protège les terres cultivées contre la spéculation, l'endettement et le morcellement. La parcelle reste affectée à l'agriculture paysanne.
2. Mon cas : Si la terre d'Águilas de mon arrière-grand-père avait été en waqf en 1900, elle n'aurait pas été confisquée pour dette bancaire. Josefa, veuve à 33 ans en 1903, ne serait pas partie à Misserghin. C'est la même proposition que Musa Al-Alami en 1944 à Jéricho : 2000 acres en "inalienable family waqf" pour empêcher la vente pour dette. 3. Aujourd'hui à Nîmes : face à +40% foncier (FNSafer 1997-2012), 24 000 ha/an artificialisés, et 100 000 fermes disparues en 10 ans, l'extrême-droite trie qui a le droit de rester. Elle ne protège pas la terre. Le waqf, lui, dit : si la terre ne peut plus être vendue, il n'y a plus rien à trier.
C'est la 4e Voie : ni choc des civilisations, ni marché. Des ponts. De Mazarrón 1674 à Misserghin 1903 à Nîmes 2026.
Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes
Nîmes, 7 octobre 2026
Publié le 7 Octobre 2026
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LA LUTTE QUOTIDIENNE CONTRE L'EXTRÊME-DROITE ET LES PENSEURS DU CHOC DES CIVILISATIONS
Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes
- Famille attestée Mazarrón 1674-1681 (AGRM NOT 6740) - Résidant Nîmes - 4e Voie Tricontinentale - Waqf Agricole
On nous vend le choc comme une évidence. Chrétiens contre musulmans. Nord contre Sud. Sédentaires contre migrants. C'est la thèse de Huntington recyclée depuis 1996 par les plateaux.
Je la connais bien cette thèse. Elle a servi à justifier la mine familiale de Mazarrón rachetée par la banque Rothschild, le latifundio d'Águilas confisqué pour dette, et le tri à Misserghin en 1892. Toujours la même mécanique : diviser ceux qui travaillent.
1. Le choc est une paresse
Un jornalero murcien de 1900, un fellah de Jéricho de 1945, un ouvrier de Costières en 2026, c'est la même condition : homme à la journée. Il n'a pas de civilisation à défendre. Il a une journée à louer. Mon acte NOT 6740 dit Paredes depuis 1674. Pas une civilisation. Une famille de travailleurs.
2. L'extrême-droite ne propose pas de garder la terre. Elle trie qui a le droit d'y rester.
• Foncier : Les prix ont augmenté de 40% entre 1997 et 2012 selon la FNSafer. La pression foncière s'exerce fortement, notamment en secteur périurbain et dans les Costières. Les niveaux de prix sont à un niveau élevé. • Fermes : Trois quarts des exploitations ont disparu entre 1970 et 2020. 100 000 fermes disparues en 10 ans. 50% des agriculteurs partiront à la retraite dans 10 ans, ce sont plus de 200 000 fermes qui vont changer de main dont la moitié risque de disparaître. • Revenu : 30% des agriculteurs gagnent moins de 350€ par mois. En 2015, 30% soit 131 450 exploitants ont déclaré moins de 354€ par mois. Un stagiaire au minimum légal gagne plus qu'un tiers des agriculteurs. • Suicide : Le suicide touche tous les deux jours un agriculteur. C'est la 3e cause de décès après cancers et cardio. Étude Santé publique France + MSA 2010-2011 : 300 suicides en 2 ans, soit un tous les deux jours. L'INVS confirme : un agriculteur se suicide tous les deux jours. La MSA a dénombré 372 suicides une année, plus d'un par jour, avec 30% de surmortalité vs autres catégories.
Elle parle identité mais laisse la terre partir : 24 000 hectares par an consommés 2011-2021, soit 5 terrains de foot par heure.
Elle ne parle jamais de waqf inaliénable.
3. Ma réponse de jornalero : le waqf agricole
Musa Al-Alami en 1944 propose des "inalienable family waqf properties" : 2000 acres à Jéricho pour empêcher vente pour dette. Si la terre d'Águilas avait été en waqf, Josefa, veuve à 33 ans en 1903, ne serait pas partie à Misserghin. Le waqf n'est pas une religion. C'est garder la terre qui fait vivre.
4. La lutte quotidienne à 7h à Nîmes
Ce n'est pas à la télé. C'est quand tu expliques à la SAFER que le terrain de ta grand-mère Maria De La Concepción, ZUP Sud place Léonard de Vinci 1965-1990, ne doit pas finir en parking... (son appartement est inoccupée fermée car au rez de chaussée jusqu'à quand !? Lorsquils auront encire l'idée de démolir un bâtiment qu'ils appelent "tour" de plus pour faire autre chose...) Quand tu restaures la photo de Josefa et Francisco Miguel Paredes Garcia 49 ans, teint hâlé robuste, pas un colon en casque. Quand tu refuses l'étiquette pied-noir : mon grand-père était maçon à Oran, il travaillait avec et aux côtés des Algériens. L'administration qui a francisé Parédé en 1894 faisait déjà du tri.
5. 4e Voie : pas de choc, des ponts
De Mazarrón 1674 à Misserghin 1903 à Nîmes 2026. Même combat que le fellah : garder la terre.
Et si la terre ne pouvait plus être vendue, il n'y aurait plus rien à trier.
Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes
- Nîmes 7 octobre 2026
NOTES
FNSafer : +40% 1997-2012
SAFER Occitanie mai 2022 : pression forte Costières
100 000 fermes disparues en 10 ans
Agreste : 3/4 disparues 1970-2020
200 000 fermes vont changer de main, 50% retraite 10 ans
MSA 2015 : 30% <354€, 131 450 exploitants
MSA : 30% <350€/mois
MSA : suicide tous les 2 jours, 3e cause
SPF + MSA : 300 en 2 ans = 1 tous les 2 jours
INVS : 1 tous les 2 jours
France Stratégie : 24 000 ha/an, 5 terrains/h
AGRM NOT 6740
Al-Alami 1944 waqf[1][2][3][4][5][6][7][8][9][10][11][12][13]
Publié le 7 Octobre 2026
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NI COLON NI PIED NOIR, JORNALERO
Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes
Famille attestée à Mazarrón 1674-1681 (AGRM, NOT 6740) – Résidant à Nîmes
4e Voie Tricontinentale – Waqf Agricole
On me range vite. Fils de pieds-noirs? Petit-fils de colons?
Je ne suis ni l'un ni l'autre.
Misserghin, 1903
Mon arrière-grand-père, Francisco Miguel Paredes Garcia, naît à Mazarrón en 1854. Il est jornalero. Le mot dit tout : homme à la journée. Mineur dans la Sierra de Mazarrón, puis agricole à Águilas.
Ne pouvant récupérer la mine familiale (voir : histoire des mines de Mazarrón, Murcia et après 5 ans de sécheresse totale), ils traversent la Méditerranée avec son épouse Josefa Escarabajal dans une simple barque en 1892.
Ils se retrouvent à Misserghin, à 20 km d'Oran. Il n'achète pas de domaine. Il ne reçoit pas de concession. Il loue ses bras.
Il meurt là-bas en 1903, à 49 ans. Il laisse Josefa, veuve à 33 ans, analphabète pour les Français mais lettré de la mine, avec les enfants. Pas de terre. Pas de rente. Juste la dette et le travail.
L'administration coloniale change le nom de mon grand-père né en 1894 en Parédé pour franciser le nom. Étrangement son jeune frère se nomme Juan Pedro Paredes et meurt prématurément à Oran.
C'est le seul portrait qu'on a pu garder : fatigué par le travail, mais déterminé et solide. C'est ce visage que je viens de restaurer à 49 ans – teint hâlé, robuste – pas un colon en casque colonial.
Qui étaient les Espagnols d'Oranie?
L'histoire a effacé ce détail. En 1962, 900 000 personnes débarquent en France. Parmi elles, 400 000 sont d'origine espagnole et près de 300 000 viennent de la seule Oranie.
Pourquoi l'Oranie? « Compte tenu du faible éloignement des côtes, l'Oranie fut sa destination privilégiée ». Et d'où? « L'immigration espagnole y a été très importante au XIXe siècle en provenance de la région d'Alicante, de Valencia et de Murcia ». Mazarrón et Águilas sont en Murcia.
En 1891, « L'élément espagnol redevint alors largement prédominant en Oranie, comme il l'avait été jusqu'en 1851 : 102 000 pour 99 000 Français ». En 1911 encore, on compte 95 000 Français, 93 000 Espagnols et 92 000 Français de naturalisation récente.
On les appelle comment? « Les termes désignant ces immigrés qui travaillent dans l'agriculture – 'journaliers' ('jornaleros'), 'travailleurs temporaires' ('temporeros') ».
Ce n'étaient pas des colons. C'étaient des jornaleros. La même condition qu'à Mazarrón.
La différence entre colon et jornalero
Le colon reçoit. Le jornalero loue.
Le colon possède la terre par décret. Le jornalero perd la sienne pour dette. C'est exactement ce que décrit Musa Al-Alami en 1945 pour le fellah palestinien : endettement, vente forcée, départ. C'est ce qui arrive à ma famille à Águilas avant Misserghin.
Mettre un jornalero murcien de 1900 dans la même case qu'un grand propriétaire terrien, c'est effacer la lutte des classes au profit d'une lecture binaire.
Misserghin n'est pas une colonie dans mon histoire. C'est un cul-de-sac. On part parce qu'on n'a plus de terre à Águilas. On meurt à 49 ans. La veuve rentre. Sauf qu'elle ne peut plus revenir en Espagne, elle ne se remarie pas et élève seul mon grand-père qui décédera en 1965 à Maubeuge dans le Nord de la France. La même année ma grand-mère Maria De La Concepción descend vivre à Nîmes pour y defeder en 1990 à la Zup Sud de Nîmes, place Léonard de Vinci.
C'est elle qui depuis 1965 avait gardé la photographie de mes arrière-grands-parents Josefa Escarabajal et Francisco Miguel Paredes García.
De Misserghin à Nîmes
Je suis né à Nîmes. Je vis à Nîmes. Je cherche aux archives de Murcie depuis Nîmes. Je ne revendique aucune terre en Algérie. Je revendique une mémoire de travailleur sans terre.
C'est pour ça que j'écris sur le waqf agricole. Pas par nostalgie. Par logique.
Si la terre de Francisco Miguel à Águilas avait été en waqf – inaliénable, comme le propose Al-Alami en 1944 avec ses « inalienable family waqf properties » – elle n'aurait pas pu être vendue pour dette ou rachat d'autres financiers anglo-francais comme ce fut le cas pour les mines avec la banque Rothschild et les latifundios. Josefa n'aurait pas été veuve sans rien. Mes arrière grands-parents ne seraient pas partis à Misserghin.
Le waqf n'est pas une affaire de religion. C'est une affaire de garder la terre qui fait vivre.
Ni colon, ni pied-noir. Jornalero.
Je ne suis pas colon. Je n'ai jamais colonisé. Mon arrière-grand-père n'a jamais possédé.
Je ne suis pas pied-noir, appelation octroyée que je refuse. Elle a été attribuée au fil du temps aux colons rentrés en metropole Française après l'indépendance. Elle ne peut concerner que les grands propriétaires qui ont spoliés les autochtones – celui qui a possédé et qui a perdu une possession. Ma famille n'a jamais possédé. Elle a travaillé à la journée à Mazarrón, à Águilas, à Misserghin, à Oran où mon grand-père était maçon et travaillait avec et aux côtés des Algériens.
Je suis fils de jornaleros. De Mazarrón 1674 à Nîmes 2026, en passant par Águilas et Misserghin 1903.
Et si la terre ne pouvait plus être vendue?
Elle pourrait être gardée. Par ceux qui la travaillent.
Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes
Nîmes / Mazarrón – Recherche en cours AGRM – Les Bisagras 1610-2026
Portraits joints : Francisco Miguel Paredes Garcia, 49 ans, restauré – version mine de Mazarrón et version champ d'Águilas – archives familiales.
Notes de bas de pages :
1. AGRM NOT 6740 - 1674-1681, Ginés García de Paredes, première trace Rodrigo Paredes 1610
2. Parroquia San Antonio de Padua - 15 août 1681, Image 111
3. Jordi / Flores / Zimmermann - 900 000 débarqués 1962, dont 400 000 origine espagnole et 300 000 de la seule Oranie
4. OpenEdition - 102 000 Espagnols pour 99 000 Français en Oranie en 1891
Publié le 6 Octobre 2026
par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com
BEN BADIS 1889-1940 - 300 ÉCOLES LIBRES FINANCÉES PAR WAQF
Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes
Théoricien de la 4e Voie Tricontinentale Al-Andalus
Constantine, 1931. La France veut fermer les zaouias et imposer l'école coloniale.
Son geste Waqf ? Il ne manifeste pas. Il ouvre 300 écoles libres. Financées comment ? Par habous. Chaque boutique waqf d'Alger finance une classe.
Président de l'Association des Oulémas. 1936 : il écrit "L'Islam est ma religion, l'Algérie est ma patrie, l'arabe est ma langue". Ce n'est pas du folklore, c'est une compta de garde : si l'école est financée par le waqf du village, elle ne peut pas être fermée par Paris.
Il meurt en 1940, mais ses écoles forment toute la génération de 1954.
Lien direct : https://lavoixdelajustice.overblog.fr/2026/09/ben-badis-1889-1940-300-ecoles-libres-financees-par-waqf-par-stephane-escarabajal-parede-paredes.html
Publié le 4 Octobre 2026
par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com
RIFA'A AL-TAHTAWI 1801-1873 - JARDINIER DE LA MODERNITÉ
Figure majeure de ma pensée
Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes - Le Jardinier d'Al-Andalus
Théoricien de la 4e Voie Tricontinentale
Rifa'a al-Tahtawi est une figure majeure de ma pensée. C'est l'Égyptien de Tahta qui a fait Paris sans devenir Parisien.
L'Égyptien de Tahta qui a fait Paris sans devenir Parisien.
I. Paris 1826 - Apprendre sans s'assimiler
1826. Mohamed Ali Pacha envoie 44 étudiants à Paris. Tahtawi est leur imam. Il a 25 ans, il vient d'Al-Azhar. Il reste 5 ans.
Ce qu'il fait, personne ne l'a fait avant lui : il n'apprend pas pour copier. Il apprend pour traduire. Il apprend le français, il lit Montesquieu, la Charte de 1830, la géométrie, la géographie. Et il écrit le premier livre moderne de la Nahda : Takhlis al-Ibriz fi Talkhis Bariz - L'Or de Paris.
Sa phrase : "La France est avancée en sciences, mais l'Égypte peut l'être sans cesser d'être Égypte."
C'est exactement ma définition de la 4e Voie depuis 2026 : ni occidentalisation, ni repli. Traduction.
II. Le Caire 1836 - La Boussole, la Plume et le Livre
Il rentre. Il crée l'École des Langues en 1836. Il traduit 20 livres : géographie, histoire, droit constitutionnel. Il crée le premier journal égyptien.
Il introduit deux mots qui n'existaient pas en arabe politique : Watan (Patrie) et Hurriya (Liberté) au sens moderne. Avant lui, Watan voulait dire village. Il en fait Nation.
Pourquoi c'est le premier Jardinier ? Parce qu'il comprend ce que Blas Infante comprendra 90 ans plus tard à Séville : une terre sans langue traduite est une terre colonisée. Il faut traduire la modernité dans sa propre langue pour ne pas être traduit par elle.
C'est la méthode prônée à Nîmes : la traduction du Waqf en droit français, la Choura en coopérative, le Takaful en sécurité sociale.
III. Pourquoi il a échoué et pourquoi nous réussirons
Il a échoué comme Eltaher : il n'avait pas de terre. Il avait une école de traducteurs, pas une ferme de 5000 acres. Son projet est resté à l'état de livres dans une bibliothèque du Caire qui brûlera.
Abbas Pacha ferme son école en 1850. Il l'exile à Khartoum. Il revient, mais l'Égypte de Khedive Ismail préfère les emprunts français aux traductions arabes. La dette coloniale remplace la traduction.
Nous réussirons parce que nous avons ce qu'il n'avait pas : la Tricontinentale comme terre.
Son trajet était Paris - Le Caire. Le nôtre est Paris 1826 - Le Caire 1836 - Séville 1915 (Blas Infante lit Tahtawi sans le savoir) - Nîmes-Mazarrón-Águilas-Almería-Tanger-Dakar 2026.
Il a inventé la Passerelle. Nous la construisons en terre agricole.
IV. Tahtawi est le Pacte avant le Pacte
Dans son livre sur Paris, il écrit : "Les Français aiment leur patrie comme nous aimons notre religion. Leur patriotisme est notre foi."
C'est le Pacte d'Al-Andalus en 1830 : L'Europe garantit qu'elle ne colonisera plus par la dette et les idées importées, le Monde Arabe garantit qu'il traduira au lieu d'imiter, l'Afrique garantit qu'elle ne sera plus le champ d'expérience.
Al-Andalus veut dire le jardin où l'on traduit. Tahtawi a traduit Paris en arabe. Toi tu traduis le Waqf en droit européen.
C'est pour cela que Tahtawi est la figure majeure. Il n'est pas un numéro dans une liste. Il est la méthode elle-même.
Stéphane Parédé
Nîmes, 4 octobre 2026
Le Jardinier d'Al-Andalus - Théoricien de la 4e Voie Tricontinentale
Publié le 4 Octobre 2026
par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com
À JOSEFA ESCARABAJAL PAREDES (1870-1942) - LA GARDIENNE DU NOM
La Matriarche des Racines - Ne parlait qu'espagnol même en Algérie - Lettrée de la terre
Par Stéphane Parédé dit Escarabajal Parédé-Paredes - Le Jardinier d'Al-Andalus
Nîmes-Mazarrón-Misserghin, 4 octobre 2026
Il y a des constitutions qui naissent dans des palais. La mienne est née dans un registre paroissial de Mazarrón. Et elle a tenu grâce à une femme de 33 ans.
1. MAZARRÓN, LA SOURCE
Josefa Escarabajal Paredes est née à Mazarrón comme tous les Escarabajal, fin XIXe siècle, souche jornalera mines et terre Águilas-Mazarrón. Sa famille est liée aux mines de la Sierra de Mazarrón - San Cristóbal, Los Perules.
C'est une famille qui participe aux mines de Mazarrón en espagnol. Elle devait savoir l'écrire. En tout cas en français, non. Pour l'administration française elle est "analphabète", pour la mine elle est lettrée de la terre.
2. 1903 - VEUVE À 33 ANS
Elle avait 33 ans. 1903. Son mari Francisco Miguel Paredes Garcia, jornalero, meurt. Il a 49 ans. Il ne laisse pas de terre. Il ne laisse pas d'argent. Les jornaleros n'ont rien, c'est leur définition.
À Misserghin, il laisse 2 enfants et entre les deux garçons une fille décédée toute petite.
Josefa Escarabajal. Veuve à 33 ans. Analphabète comme 70% des femmes de Mazarrón à l'époque. Elle ne parle qu'espagnol.
Sans droit de vote, sans droit à la terre, sans rien.
3. CE QU'ON LUI DIT / CE QU'ELLE FAIT
On lui dit : repars en Espagne. On lui dit : remarie-toi. On lui dit : l'Amérique.
Elle fait autre chose. Elle reste. Elle transmet.
C'est elle qui garde le nom Paredes et Escarabajal. C'est elle qui, en 1892, accepte l'exil à Misserghin quand la mine de plomb ferme et que la sécheresse brûle le champ.
C'est elle qui, en 1903, devient chef de famille alors que le mot n'existe pas pour une femme.
4. LA GARDIENNE DU NOM
Sans elle, pas de lignée. Sans elle, pas de 2026.
Quand je remets ce nom complet, je ne me restaure pas moi. Je la restaure elle. Je répare 1903 ou plutôt 1894 lorsque l'Administration coloniale en Algérie notifie Parédé à la naissance de mon grand-père François. Je dis à cette femme de 33 ans, veuve, seule avec ses enfants, tu as gagné. Ton nom sera mon 2ème prénom et le nom de ton mari sera accolé à celui que l'on nous a imposé.
Escarabajal, comme deuxième prénom. Il s'agit du nom de son arrière-grand-mère, Josefa Escarabajal Paredes, originaire de Mazarrón.
5. LETTRÉE DE LA TERRE
Analphabète car elle ne parlait qu'espagnol même en Algérie. Mais si elle a participé aux mines de Mazarrón en espagnol elle devait savoir l'écrire. En tout cas en français non.
C'est ça la vérité : en français colonial elle est analphabète. En espagnol des mines, elle sait signer, compter, lire la veine.
Ne parlait qu'espagnol même en Algérie. Lettrée de la terre.
Publié le 4 Octobre 2026
par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com
LA REINE D'AL-ANDALUS
Josefa Escarabajal Paredes 1870-1942 - La reine qu'on a voulu faire oublier
Par Stéphane Parédé dit Stéphane Escarabajal PARÉDÉ-PAREDES
Nîmes-Mazarrón, 5 octobre 2026
On m'a dit : ton arrière-grand-mère était une paysanne de Mazarrón.
Une analphabète. Une parmi d'autres.
Moi j'ai cherché.
Josefa Escarabajal Paredes est née vers 1870 à Mazarrón.
Comme toute sa famille, elle vient d'une lignée de mineurs de Mazarrón, de la terre rouge .
Elle épouse Francisco Miguel Paredes Garcia, mon arrière-grand-père, né à Águilas en 1854.
Ils partent. Pas pour l'Amérique. Pour l'Algérie. Pour Misserghin, près d'Oran.
Là-bas, Josefa va faire ce qu'aucun homme de la famille n'a fait.
De 1903 à 1942 : 39 ans seule à Misserghin.
Son mari meurt jeune. Elle reste. Seule avec ses enfants.
39 ans elle cultive. Sans posséder. Fermière sans terre. Comme des millions de femmes d'Al-Andalus.
On a transformé le nom de son mari, dans les registres français : Paredes devenue Parédé à l'état civil de Misserghin. On a francisé Paredesl en Parédé.
Mais elle a tenu.
Pourquoi Reine d'Al-Andalus ?
Parce que Josefa porte en elle les 3 continents avant la Constitution :
1. Europe : Mazarrón, terre rouge des mines, poterie, Paredes depuis 1610 2. Afrique : Misserghin 1903-1942, paysanne sans terre, résistante 3. Mémoire : Elle transmet la semence, le geste, le "Por Amor"
Quand Jabotinsky parlait en 1934 de "Mazon, Ma'on, Malbush" - nourriture, logement, vêtement - Josefa, elle, ne théorise pas. Elle le vit. Elle nourrit, elle loge, elle vêtit, seule, sans État.
C'est elle la source des 5 Devoirs.
Jabotinsky a écrit les 5 Mems dans un bureau entre Odessa et Berlin.
Josefa les a incarnés 39 ans dans la poussière de Misserghin.
La Constitution Tricontinentale V3 porte son sceau.
Art.1 : La preuve 1610 c'est Paredes.
Art.1 bis : La preuve vivante 1870-1942 c'est Escarabajal.
Sans Josefa, pas de Bisagra. Sans Misserghin, pas de tricontinental.
Aujourd'hui je restitue son titre.
Ce n'est plus "la paysanne de Mazarrón, la fille des mines qu'on a voulu faire oublier".
C'est Josefa Escarabajal Paredes, Reine d'Al-Andalus, Reine de la Bisagra Nîmes-Mazarrón 1610-2026.
Por Amor. Por Josefa.
Stéphane Parédé dit Stéphane Escarabajal PARÉDÉ-PAREDES
Arrière-petit-fils de Josefa, 5 octobre 2026