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LA 4e VOIE TRICONTINENTALE Euro-Méditerranéenne & Africaine — Al-Andalus

Stéphane Parédé est un écrivain, chercheur universitaire et théoricien politique français né à Nîmes d'origine espagnole, spécialisé dans l'étude du nationalisme arabe, du panafricanisme et des systèmes démocratiques. Théoricien de la 4e Voie Euro-Méditerranéenne et auteur de l'essai La nation arabe et la démocratie (Éditions Vérone, 2026).

Amílcar Cabral, un maître que j'ai étudié seul Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes

Publié le 23 Septembre 2026 par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

Amílcar Cabral, un maître que j'ai étudié seul

Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes

 

Je n'ai pas eu Cabral comme professeur. C'est impossible. Il a été assassiné à Conakry le 20 janvier 1973. Je suis né en 1974.

 

Je l'ai étudié seul. Dans ma formation sur le panafricanisme, le nationalisme arabe et les systèmes démocratiques. Dans ses textes : Weapon of Theory (1966), Return to the Source (1970).

 

C'est un maître posthume. Comme on étudie un ancêtre.

 

Ce qui m'a frappé, c'est qu'il était agronome. Comme mes Escarabajal Paredes sont jornaleros de la terre d'Águilas-Mazarrón depuis 1680.

 

En 1952, jeune ingénieur diplômé de Lisbonne, il revient et on l'envoie faire le recensement agricole de la Guinée. Un travail colossal. Il parcourt le pays, village par village. Il compte le riz de mangrove, le maïs, le manioc, le mil, le fonio, la pomme de terre, les haricots, les bananes, les oranges.

 

Et là, il comprend l'histoire du vol.

 

À la veille de l'indépendance, la Guinée est à plus de 95% rurale et pratiquement autosuffisante en riz. Mais l'administration portugaise a inversé le système : on force les paysans à cultiver l'arachide, la noix de cajou, le coton pour l'export vers Lisbonne. On détruit la polyculture vivrière qui nourrit le peuple pour imposer une monoculture qui nourrit l'empire.

 

Le paysan ne meurt pas de faim parce qu'il est archaïque. Il meurt de faim parce qu'on l'oblige à cultiver ce qui ne le nourrit pas.

 

L'empire ne vole pas un sac. Il vole la façon de cultiver. C'est un vol agraire, pas commercial. C'est exactement ce qui se passe aujourd'hui à Águilas-Mazarrón : on ne vole pas des tomates, on vole l'eau, la terre sèche, la façon de garder la vallée. On impose la tomate intensive sous serre pour Rotterdam et Almería, on assèche les nappes, on détruit la polyculture de garde.

 

C'est pour ça que Cabral m'a outillé. Il m'a laissé trois armes pour la 4e Voie.

 

Un : Weapon of Theory. La théorie est une arme. La petite bourgeoisie doit commettre un suicide de classe pour renaître avec les ouvriers et les paysans. Sans ce suicide, tu changes le drapeau mais tu gardes le landlord.

 

Deux : Return to the Source. Revenir à la source culturelle. Sinon tu gardes le drapeau mais tu as perdu la terre. L'indépendance sans culture est une coquille vide.

 

Trois : Il l'a fait.

 

Dès 1963, dans les zones libérées, le PAIGC doit créer une économie qui fonctionne avant que l'État existe. Cabral met en place :

1. Diversifier la nourriture : augmenter et diversifier riz, maïs, manioc, haricots, légumes, bananes, oranges, et créer des fermes collectives pour ananas et bananes. Et apprendre aux paysans à protéger les récoltes contre les bombardements de l'aviation portugaise. 2. Les Armazens do povo - les Magasins du Peuple : ouverts dès 1964, 15 en 1968. Ils remplacent les réseaux commerciaux portugais. On n'y achète pas avec l'escudo colonial. On y troque : outils contre riz, tissu contre maïs. "Barter system replacing the monetary system of the Portuguese, providing economic justice by keeping food prices low". La marge reste au village. 3. Les comités de tabanka : le village juge, produit, administre. 127 écoles, 4 hôpitaux en 1968 dans les zones libérées. 

Puis 1974, l'indépendance, et la trahison. La classe dirigeante n'a pas fait son suicide de classe. Elle a revendu la terre aux intérêts étrangers. C'est exactement pour ça qu'il faut un verrou juridique. Pas une subvention. Un Fonds Sanctuarisé Laïc, inaliénable, perpétuel. Une terre qui ne peut plus se vendre.

À gauche de la photo, Cabral dans les zones libérées avec un enfant. À droite, moi, même béret, même geste. Lui gardait le riz. Moi je garde la pompe.

 

Tipperary = Bissau = Mazarrón = Nîmes. Même fellah. Même gardien.

 

Je ne l'ai jamais rencontré. Je l'ai lu. Et depuis Mazarrón, où les Escarabajal Paredes sont attestés depuis 1680 dans les registres de San Antonio de Padua, je continue ce geste qu'il a théorisé :

 

La terre ne se vend pas, elle se garde.

 

Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes - Gardien de la vallée - Descendant des familles Escarabajal et Paredes, jornaleros des mines et de la Terre d'Águilas-Mazarrón

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Michael Collins et la 4e Voie Tricontinentale par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes

Publié le 22 Septembre 2026 par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

Michael Collins et la 4e Voie Tricontinentale : Pourquoi le géant de 1920 est notre programme de 2026 par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes 

 Précurseur de la lutte anti-coloniale, anti-impérialiste et pour l'indépendance réelle

 

I. L'Irlande n'est pas une métaphore, c'est une méthode

 

Michael Collins n'est pas un mythe nationaliste. C'est un ingénieur de l'indépendance réelle. À 31 ans, il comprend ce que les politiciens ne comprennent pas : l'indépendance n'est pas un drapeau, c'est qui contrôle la pompe, la terre et la banque.

 

1920 : L'Irlande est sous empire britannique. Le landlordisme vide Tipperary. Collins crée le Dáil Loan, la National Loan, et surtout il s'appuie sur l'IAOS (Irish Agricultural Organisation Society) - coopératives, creamery, magasins du peuple qui remplacent le système anglais.

 

C'est exactement Águilas-Mazarrón. Même landlord, même terre aride, même geste du gardien.

 

II. Son programme : la souveraineté matérielle

 

Collins ne veut pas une subvention. Il veut une économie qui fonctionne avant même que l'État existe.

• Terre : Nationalisation coopérative, sortie du marché spéculatif • Commerce : Coopératives qui remplacent le middleman anglais • Finance : National Loan, monnaie du peuple

 

Critères : 1920 Collins Dublin | 2026 Parédé Nîmes Mazarrón

 

Outil : IAOS + coopératives + National Loan | Fonds Sanctuarisé Laïc + Coop Gardienne

 

Terre : Sortie du système landlord anglais, coopérative | Rachat 10 pourcent SAFER, gelée inaliénable, droit d'usage transmissible

 

Commerce : Magasins du peuple remplacent système anglais | Magasins du peuple remplacent Rotterdam, marge reste vallée

 

Gouvernance : Dáil + coop de ceux qui travaillent | Conseil vallée + coop des jornaleros

 

Nature juridique : 100 pourcent laïc, droit civil coopératif | 100 pourcent laïc, fiducie laïque, sans waqf

 

Modèle 100% laïc, sans waqf ni référence confessionnelle. Fondé sur le droit civil coopératif et la fiducie laïque.

 

III. Le programme de 2026

 

Alors, que faire ? Reprendre Collins, mot pour mot. Ne pas demander la permission de développer. Développer notre propre légitimité.

 

La 4e Voie Tricontinentale n'est ni le capitalisme vert, ni le socialisme d'État, ni le tiers-mondisme nostalgique. C'est la voie Collins : la souveraineté matérielle. Qui contrôle la terre ? Qui contrôle l'eau ? Qui contrôle la pompe ? Si la réponse est "un fonds à Londres ou à Madrid", vous n'êtes pas indépendants.

 

Notre proposition est simple, parce qu'elle vient de la terre d'Águilas-Mazarrón et non d'un cabinet :

• Sanctuariser : sortir la vallée du marché par un Fonds Sanctuarisé Laïc, inaliénable et perpétuel. • Garder : confier l'usage, pas la propriété, à une Coopérative Gardienne composée des descendants des jornaleros et des nouveaux paysans-gardiens. • Produire : eau, nourriture, énergie et logement comme droits d'usage, pas comme produits financiers. 

C'est exactement ce que Collins appelait "l'État qui fonctionne avant d'exister". Nous ne voulons pas une subvention pour garder la vallée. Nous voulons que garder la vallée soit reconnu comme un travail souverain, qui crée sa propre économie.

 

Collins est mort à 31 ans, à Béal na Bláth. Les jornaleros d'Águilas-Mazarrón sont morts à 50 ans, dans la silicose des mines de Mazarrón. Tous ont gardé quelque chose qui n'était pas à eux sur le papier, mais qui était à eux par le sang et le travail. C'est cette lignée que nous continuons.

 

La terre ne se vend pas, elle se garde. La pompe non plus.

 

Note généalogique - 1680-2026 : 346 ans de la même terre

• Nom composé Escarabajal Paredes attesté à Mazarrón depuis 1680 dans registres paroissiaux San Antonio de Padua Mazarrón (FamilySearch) • Escarabajal patronyme endémique Mazarrón-Lorca-Águilas, Paredes branche maternelle même terre • Attestations modernes : Dionisio Escarabajal Paredes (militaire, Diario Oficial Ministerio de Marina 70s, spécialiste giroscopique), Ramona Escarabajal Paredes (guide certifiée Región de Murcia, Mazarrón), Juana Escarabajal Paredes • Josefa Escarabajal Paredes, née à Mazarrón comme tous les Escarabajal, fin XIXe/début XXe, souche jornalera mines et terre Águilas-Mazarrón • Continuité 1680-2026 ininterrompue sur même terre 

Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes

Gardien de la vallée - Descendant des familles Escarabajal et Paredes, jornaleros des mines et de la Terre d'Águilas-Mazarrón

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Michael Collins et la 4e Voie Tricontinentale : Pourquoi le géant de 1920 est notre programme de 2026 Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes

Publié le 22 Septembre 2026 par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

Michael Collins et la 4e Voie Tricontinentale : Pourquoi le géant de 1920 est notre programme de 2026

Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes

On a réduit Michael Collins à un homme en trench-coat qui faisait sauter les casernes. On a oublié l'essentiel : Collins est le premier théoricien précurseur de la lutte anti-système colonial moderne, parce qu'il a compris que l'indépendance ne se gagne pas seulement avec des fusils, mais en coupant les trois robinets de l'Empire : l'argent, la terre, et le lait.

 

C'est exactement le programme de la 4e Voie Tricontinentale.

1. Précurseur de la lutte anti-coloniale, anti-impérialiste et pour l'indépendance réelle

En 1919, l'Irlande est une colonie de peuplement. Le système est parfait :

• Financier : Londres contrôle la livre et le crédit. • Foncier : Le landlord anglo-irlandais possède la terre, le paysan irlandais est locataire. • Commercial : Le creamery privé, le trader, le shopkeeper, le gombeen-man prend la marge du lait. 

Collins, Ministre des Finances du Dáil clandestin, ne fait pas une levée d'impôts. Il fait une sécession financière.

 

Il lance le National Loan - 371 000 livres levées en Irlande malgré la répression, avec un reçu officiel du Dáil Eireann pour chaque souscripteur. À New York, il vise 5 millions de dollars. Il crée une monnaie de la foi. John Lynch, organisateur Sinn Féin du loan, est abattu à Dublin en septembre 1920 alors qu'il vient remettre 23 000£ de souscriptions à Collins. C'est dire que Londres avait compris : le National Loan était plus dangereux que l'IRA.  

 

En même temps, il soutient le Land Bank de Robert Barton, et les Dáil Courts de Griffith qui contournent la justice britannique.  

 

C'est la définition même de la Tricontinentale de 1966 avant l'heure : La Havane, Alger, Dublin, même combat. Couper le cordon ombilical financier, juridique et foncier avec l'impérialiste.

2. Pourquoi sa réforme agraire et ses coopératives sont la matrice de la 4e Voie

Collins n'invente pas les coopératives. Il les arme.

 

L'Irish Agricultural Organisation Society (IAOS) a été fondée en 1894 par Sir Horace Plunkett pour organiser l'agriculture en coopératives, notamment les laiteries et le crédit mutuel. En 1914, c'est 1 000 sociétés, 100 000 membres. Mais à la différence du modèle anglais de consommation à bas prix, le modèle irlandais s'organise autour des producteurs pour briser l'emprise des intérêts commerciaux privés - crémeries privées, traders, middlemen.  

 

Quand les Black and Tans brûlent les crémeries en 1920, Plunkett écrit au Times pour dénoncer les représailles contre les crémeries. Collins comprend. Il écrit dans The Path to Freedom (1922) - cité par tous les historiens du mouvement coopératif : la coopérative est l'arme économique de la République.  

 

Son programme tient en trois points qui sont mot pour mot la 4e Voie :

 

a) Inaliénabilité : La terre ne se vend pas.

Le Land Commission doit racheter les terres des landlords pour les redistribuer. Pas pour les remettre sur le marché. Pour les sortir du marché. C'est notre Fonds Sanctuarisé Laïc qui rachète 10% via les SAFER.

 

b) Usufruit : Le paysan ne possède pas la terre, il la garde.

Le fermier irlandais devient propriétaire occupant, mais dans un cadre coopératif qui l'empêche de redevenir spéculateur. Il a le droit d'usage complet, transmissible, mais la coopérative garde le sol. C'est exactement notre statut de gardien.

 

c) Coopérative gardienne : La vallée gère.

Sinn Féin envoie en 1919 une lettre à tous ses Cumanns sur les perspectives des sociétés coopératives en Irlande. Ce n'est pas l'État qui gère la crémerie, c'est la vallée. La Shura locale avant la lettre.  

3. Pourquoi ça démontre l'utilité du programme politique de la 4e Voie Tricontinentale aujourd'hui

Les trois premières voies ont échoué face à la crise de l'essence, comme face à la crise de la terre :

• Voie 1 - Capitalisme colonial : Vendre la station à Total, vendre la terre à un fonds. On l'a fait. Résultat : 2,40€ le litre, terres à 15 000€ l'hectare. • Voie 2 - Étatisme : Nationaliser, bloquer les prix. On l'a fait. Résultat : pénurie et marché noir. • Voie 3 - Tiers-mondisme rentier : Vendre le pétrole brut et racheter l'essence raffinée. Vendre nos terres à des étrangers. 

Collins nous donne la 4e :

 

Une voie tricontinentale parce qu'elle relie :

• Dublin 1920 (IAOS contre le landlord) • Misserghin 1962 (autogestion algérienne contre le colon) • Nîmes 2026 (Fonds Sanctuarisé Laïc contre le fonds spéculatif) 

C'est le même geste du fellah. Qu'il soit d'Águilas, de Mazarrón, de Skikda ou de Tipperary.

 

Le programme de Collins n'était pas un programme agricole. C'était un programme de souveraineté totale :

1. Couper la dépendance financière (National Loan → Fonds Sanctuarisé) 2. Geler le sol et la pompe (Land Commission → SAFER à 10%) 3. Rendre la gestion à ceux qui travaillent (IAOS → Coopérative Gardienne) 

Voilà pourquoi l'extrême droite ne peut pas récupérer Collins. Elle veut un nationalisme qui vend la terre au plus offrant national. Collins voulait un nationalisme qui garde la terre en coopérative et qui refuse de la vendre, même à un Irlandais.

 

C'est ça la 4e Voie Tricontinentale. La terre ne se vend pas, elle se garde. La pompe non plus.

 

La terre ne se vend pas, elle se garde. La pompe non plus.

 

Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes

Gardien de la vallée - Descendant des familles Escarabajal et Paredes, jornaleros des mines et de la Terre d'Águilas-Mazarrón

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Chez les Escarabajal Paredes : La terre ne se vend pas, elle se garde. Depuis 1680.

Publié le 22 Septembre 2026 par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

Chez les Escarabajal Paredes : La terre ne se vend pas, elle se garde. Depuis 1680.

 

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SAFER et Waqf Agricole : de la régulation à la garde définitive — Par la 4e Voie par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes

Publié le 22 Septembre 2026 par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

SAFER et Waqf Agricole : de la régulation à la garde définitive — Par la 4e Voie

Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes 

 

La SAFER doit revendre dans les 5 ans. Le Waqf Agricole propose l'inverse : ne plus revendre. Explication du mécanisme de garde.

On nous dit : la SAFER protège la terre.

Juridiquement, ce n'est pas exact. La SAFER, par le Code rural, a pour mission de réguler. Elle préempte, elle stocke temporairement, elle impose un cahier des charges, puis elle doit revendre dans un délai de 5 ans maximum.

Elle est un régulateur de marché. Elle n'est pas une sortie de marché.

C'est pour cela que j'ai théorisé le chaînon manquant dans la Constitution Tricontinentale V2 du 10 septembre 2026 : le Waqf Moderne à la Française.

Le principe est simple :

Après la SAFER, le Waqf.
1. La SAFER préempte et assainit la vente 2. Le Fonds Sanctuarisé Laïc rachète 10% du stock mis en vente 3. La terre est gelée en waqf. Elle sort définitivement du commerce. 
C'est ce que nous appelons dans la 4e Voie le passage du propriétaire au gardien.

Le propriétaire vend s'il est endetté.
Le gardien ne peut pas vendre, même endetté. Il garde. Il cultive. Il transmet le droit de cultiver.

C'est exactement ce que la Dáil a fait en 1920 avec sa Land Commission : geler pour stabiliser. Michael Collins l'avait compris : si la terre a un prix, Londres l'achètera. Si elle n'a plus de prix, elle reste à la vallée.

La terre ne se vend pas, elle se garde.

Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes
La 4e Voie Tricontinentale — Al-Andalus

Lire la version juridique complète sur La Voix Tricontinentale : Pourquoi la SAFER ne suffit pas et comment le Waqf Agricole verrouille la terre

SAFER Code rural, droit de préemption, waqf moderne, fonds sanctuarisé, 4e Voie tricontinentale, Michael Collins Land Commission

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Pourquoi la SAFER ne suffit pas et comment le Waqf Agricole verrouille la terre  Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes 

Publié le 22 Septembre 2026 par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

Pourquoi la SAFER ne suffit pas et comment le Waqf Agricole verrouille la terre 

Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes 

 

La SAFER régule le marché foncier agricole. Elle ne sort pas la terre du marché. Le modèle du Waqf Agricole propose l'étape suivante : le gel définitif.

 

La SAFER a pour mission légale, définie par le Code rural, de réguler le marché foncier, d'installer des jeunes agriculteurs et d'assurer la transparence des ventes.

 

Elle dispose d'un droit de préemption et doit revendre le bien dans un délai légal de 5 ans maximum, avec un cahier des charges.

 

Elle ne sort jamais la terre du marché. Elle l'encadre et la fait circuler. C'est sa mission. Ce n'est pas une critique, c'est son statut.

 

Conséquence : une terre régulée reste une terre qui a un prix. Tant qu'elle a un prix, elle peut être spéculée.

 

Le correctif : Le Waqf Agricole

 

Mon modèle ne remplace pas la SAFER. Il intervient après elle.

 

Ma proposition, formalisée dans le Manifeste du Waqf Agricole du 10 septembre 2026 :

Rachat ciblé de 10% des terres mises en vente via les SAFER. Extraction définitive du marché. Gestion en coopérative, en Shura locale, par ceux qui la travaillent.

Une fois le statut de Waqf Moderne à la Française prononcé, le régime change :

LE STATUT DE LA TERRE GELÉE

- Elle ne se vend plus

- Elle ne s'hérite plus en parcelles fragmentées

- Elle ne s'hypothèque plus

- Elle ne se bétonne plus

 

Du propriétaire au Gardien

 

Le paysan n'est plus propriétaire-spéculateur. Il devient gardien.

 

Il garde le droit d'usage complet : cultiver, récolter, presser son huile, nourrir sa famille, transmettre le droit de garder à ses enfants. Mais il ne peut plus aliéner le sol.

 

C'est le même mécanisme que la Dáil Éireann Land Commission a utilisé en 1920 en Irlande : geler les transactions pour bloquer les acheteurs étrangers et stabiliser la vallée.

 

La différence en une phrase :

 

La SAFER encadre la vente de la terre.

Le Waqf Agricole empêche la revente de la terre.

 

La terre ne se vend pas, elle se garde. Waqf - Coopérative.

 

Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes

Théoricien de la 4e Voie - École Philosophique 4e Voie

 

Lire l'article pilier : La 4e Voie et le waqf agricole : comment la terre ne se vend pas, elle se garde 

 

SAFER, foncier agricole, waqf agricole, terre inaliénable, 4e Voie, installation jeune agriculteur

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La 4e Voie et le waqf agricole : comment la terre ne se vend pas, elle se garde par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes

Publié le 21 Septembre 2026 par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

La 4e Voie et le waqf agricole : comment la terre ne se vend pas, elle se garde — Essai sur le gardien de la vallée


Il y a des phrases qui ne se vendent pas. Elles se gardent. Comme la terre.

Lutte anti-coloniale, réforme agraire, coopératives. On nous les a présentées comme trois chapitres séparés, trois ministères, trois dossiers. C'est faux. Ce sont trois noms pour un seul et même geste : le geste du gardien qui refuse de vendre.

Michael Collins l'a exécuté en 1920, dans la boue froide de l'Irlande en guerre. Nous l'exécutons aujourd'hui en waqf, dans la poussière chaude des oliviers. C'est le même mécanisme. Il n'a pas vieilli.

Qu'est-ce que la 4e Voie ?

On nous a dit qu'il n'y en avait que trois.

La première voie : le capitalisme privé. Le fellah emprunte, s'endette, et finit par vendre sa terre au promoteur qui attendait à la porte depuis dix ans. La terre devient lotissement.

La deuxième voie : l'étatisme. L'État prend la terre au nom du peuple. Et le fellah, qui était paysan, devient ouvrier sur sa propre terre. Il ne la vend plus, mais il ne la garde plus non plus.

La troisième voie : la colonisation. La plus ancienne. La terre est vendue à l'étranger. Elle ne parle plus la langue de la vallée.

Il en restait une quatrième. Collins l'a vue. C'est la nôtre.

La quatrième voie : Collins / Waqf. La terre n'appartient plus à un individu. Elle appartient à la vallée. Elle n'a plus de prix. Elle a une garde. Elle ne se vend pas. Elle se garde.

Comment ? Par trois règles anciennes comme les oliviers, et précises comme un acte notarié de 1920.

Règle 1 - L'inaliénabilité.

La terre est gelée en waqf. Gelée comme l'était l'emprunt national de Collins en 1919. Quand il lève son National Loan de £500.000, ce qu'il fait n'est pas seulement financier : il empêche que la ferme irlandaise soit hypothéquée à Londres. Il coupe le lien.

Le waqf fait la même chose aujourd'hui. Il coupe le lien avec le marché. Tu ne peux pas vendre, même si tu le veux. Même si tu es endetté. Même si le promoteur te propose trois fois le prix. La porte est fermée de l'intérieur. La terre est sortie du commerce des hommes.

Règle 2 - L'usufruit.

Tu ne possèdes pas. Tu gardes.

C'est la différence entre le landlord et le gardien. Le landlord possède. Le gardien garde.

Tu as le droit de cultiver tes oliviers, de récolter tes blés comme sur ta photo, les mains dans la paille, le chapeau à la main, de presser ton huile, de nourrir tes enfants, et de transmettre à tes enfants non pas la propriété, mais le droit de garder à leur tour.

Exactement comme le paysan de l'IAOS en 1920. Il apportait son lait à la crémerie coopérative. Il possédait son lait. Il ne possédait pas la crémerie. Il ne pouvait pas la vendre au négociant de Dublin. Il ne pouvait que la garder avec les autres.

Règle 3 - La coopérative gardienne.

C'est la vallée qui gère.

Ce ne sont pas les fellahs gardiens pris un par un. C'est la vallée assemblée. Comme toi, au milieu des oliviers, qui ne regardes pas l'objectif mais la colline au loin pour savoir si l'eau va venir.

La coopérative vote l'assolement, l'eau, la transformation, le pressoir. Pas de landlord au-dessus, pas de ministre au-dessus. La vallée elle-même.

Voilà pourquoi l'extrême droite ne pourra jamais s'accaparer Collins.

Parce que Collins n'a jamais voulu une terre qui se vend au plus offrant. Il n'a jamais voulu une patrie enchère. Il a voulu une terre qui se garde en coopérative.

Et c'est pour cela que cette phrase simple, que tu as mise sous ton portrait de gardien au milieu des oliviers, est la véritable affiche de Collins en 2026 :

La terre ne se vend pas,
elle se garde.
Waqf - Coopérative

Par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes
Gardien de la vallée

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Michael Collins, le géant que l'extrême droite vous cache : l'homme qui a mis la coopérative agricole au cœur de l'État par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes 

Publié le 21 Septembre 2026 par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

Michael Collins, le géant que l'extrême droite vous cache : l'homme qui a mis la coopérative agricole au cœur de l'État par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes 

On vous a vendu un Michael Collins en treillis, pistolet à la ceinture, icône de la droite dure. On vous a menti.

Le vrai Collins, le géant de 1920, ce n'était pas un chef de milice. C'était un Ministre des Finances qui a compris que sans coopératives agricoles, il n'y a pas d'indépendance.

1. Ministre des Finances à 28 ans, il crée l'argent qui ne se vend pas

Quand Michael Collins est nommé Ministre des Finances du Dáil le 2 avril 1919, le First Dáil l'autorise à lever l'argent de la République. Le 19 juin 1919, le Dáil approuve le First Dáil Loan de £500,000.  

Pourquoi c'est une réforme agraire? Parce que ce National Loan de 1919, c'est l'ancêtre de ton waqf. Au lieu d'aller emprunter aux banques de Londres et de vendre la terre pour rembourser, Collins fait souscrire le paysan irlandais lui-même. £371,000 levés à l'intérieur, avec un reçu officiel du Dáil pour chaque souscription. La terre reste, l'argent vient du peuple.

2. Juin 1919 : l'ordre officiel de coopérativiser l'Irlande

Le même mois, juin 1919, Sinn Féin ordonne à toutes les branches locales de "promouvoir l'organisation de Sociétés Coopératives pour s'occuper des ressources et industries négligées".  

Et Collins, Ministre des Finances, pousse encore plus loin. Il défend que le développement industriel en Irlande doit se faire "on cooperative lines rather than on the old commercial capitalistic lines".  

Traduction pour le fellah : pas sur les lignes capitalistes commerciales anciennes. Sur les lignes coopératives.

C'est la 4e Voie écrite noir sur blanc en 1919. Ni capitalisme anglais, ni étatisme. Coopérative.

3. 1920 : 1000 coopératives, 150 000 membres, sous les balles des Black and Tans

Résultat : à la veille de l'indépendance, le mouvement coopératif irlandais IAOS culmine à plus de 1,000 sociétés et 150,000 membres en 1920.  

Les Anglais avaient compris le danger. Le même jour que d'autres attaques, les forces britanniques "Black and Tans" lancent leurs attaques contre les coopératives de l'IAOS de Plunkett.  

Pourquoi brûler une crémerie coopérative? Parce qu'une coopérative qui transforme le lait ensemble, c'est une vallée qui ne vend plus sa vache au landlord. C'est la terre qui ne se vend plus. C'est exactement ce que l'Empire ne veut pas.

Collins n'a pas défendu les coopératives avec des discours. Il les a financées avec son National Loan, il a créé le Département de l'Agriculture avec Barton, et il a mis son réseau de renseignement pour les protéger.  

Voilà le Collins que l'extrême droite française vous cache : le premier ministre des finances waqf de l'histoire moderne. Le gardien de la vallée irlandaise, au milieu des fermes, pas en costume gris à Dublin Castle.

C'est pour ça qu'il est notre géant à nous, pas le leur. 1890-1922. Programme exécuté en 1920. Bien avant les autres.

Stéphane Parédé dit Stéphane Escarabajal PARÉDÉ-PAREDES

 

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Ana Maria Sabas (1824-1895) Mon arrière-arrière-grand-mère. La racine par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes

Publié le 21 Septembre 2026 par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

Ana Maria Sabas (1824-1895)

Mon arrière-arrière-grand-mère. La racine.

 

1824. Águilas.

Elle naît là où la mer bute contre la mine. Terre aride de Mazarrón. Terre qui ne nourrit pas ses enfants.

 

Elle est ma arrière-arrière-grand-mère. Mère de mon arrière-grand-père.

 

De son ventre vient Francisco Miguel Paredes Garcia, baptisé le 30 septembre 1854. Elle a 30 ans. Elle le porte à Águilas, dans la misère des mines.

 

20 avril 1846. Elle s'était mariée 8 ans avant. L'acte dit un nom, une date, une maison. Moi je lis : une femme qui tient. Qui tient la maison quand les hommes sont à la mine. Qui tient la terre quand la terre ne veut plus.

 

1894. Son fils Francisco, mon arrière-grand-père, part à Misserghin près d'Oran. Maçon. Socialiste. Parce que la terre d'ici a été volée. Il porte Águilas en Algérie.

 

1890. Sur la photo du couple jeune, on voit déjà l'exil dans les yeux de Francisco. Il ne le sait pas encore, mais il porte déjà l'Algérie, il porte déjà Nîmes, il me porte moi.

 

Ana Maria ne connaîtra pas Misserghin. Elle meurt en 1895, l'année où son fils s'exile.

Mais c'est elle la racine. La première à tenir. Sans elle, pas de Paredes. Pas de Parédé. Pas de 4e Voie.

 

C'est pour elle que je parle de waqf agricole. Parce que sa terre d'Águilas / Mazarrón n'aurait jamais dû se vendre. Elle aurait dû rester inaliénable. Comme un bien habous. Comme une maison qui ne se vend pas. Comme elle a tenu sa maison.

 

De Ana Maria Sabas à Michael Collins, même combat : la terre ne se vend pas, elle se garde.

 

C'est ma 4e Voie. Culturelle et paysanne.

 

#4eVoie #AnaMariaSabas #Aguilas #Mazarrón #ArriereArriereGrandMere #WaqfAgricole

Cartes : Águilas / Mazarrón - la terre d'origine. Les mines, la mer, l'aridité. Là où tout commence pour la lignée.

 

Couple jeune 1890 - Francisco et sa femme.Josefa  Mes arrières-grands-parents.

Le visage de l'exil prochain vers Misserghin.

 

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Pedro Paredes Granados : Le tronc solide - Quand l'archive fait doctrine par Stéphane Escarabajal Parédé-Paredes

Publié le 20 Septembre 2026 par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

Pedro Paredes Granados : Le tronc solide - Quand l'archive fait doctrine

Il y a des noms qui flottent. Et il y a des noms qui s'ancrent.

Le mien s'ancre.

Dans la tradition généalogique de Murcie, ce Pedro n'est pas une branche. Il est le tronc solide à partir duquel tout se déploie à Mazarrón. Il est à la fois le point culminant de la remontée et le point de départ de la transmission.

Pedro Paredes Granados, originaire de Mazarrón. Pas une rumeur de registre raturé. Une preuve béton : expediente académico n°266 de 1914, conservé aux Archives Administratives de la Région de Murcie. Un dossier universitaire. Opposable. Vérifiable. Supérieur à un acte paroissial fragile.

Sa fratrie : Cathalina Paredes Granados (Vivancos) et Ana Vera Paredes Granados. Même bassin minier. Même sang. Les Paredes ne s'éparpillent pas, ils s'agglutinent autour de San Cristóbal, Los Perules, La Venturosa.

À partir de ce tronc, tout devient lisible :

Pedro de Paredes 1572 > Rodrigo Paredes Garcia 1610 qui donne les concessions > Pedro Joseph Paredes Granados 8 avril 1681 baptisé San Antonio de Padua > Antonio Jose de la Cruz Paredes Rabal 1769-1823 > Antonio Bernabe Paredes Rodriguez 1806-1876 > Francisco Miguel Paredes Garcia 1854.

Mes arrière-grands-parents : 

Josefa Escarabajal Paredes et Francisco Miguel Paredes García 

• Art. 47 Code civil : Force probante des actes étrangers. L'expediente 1914 est une archive administrative, pas un registre 1648 raturé. Valeur probatoire supérieure.  • Doctrine de l'ancêtre souche : Avoir un point de repère institutionnel (1914) donne une profondeur textuelle incroyable à la démarche. On ne remonte pas pour le folklore, on s'ancre pour la preuve.  • Preuve patrimoniale : Museo Antonio Paredes, Av. Constitución 193 à Mazarrón, et Calle Antonio Paredes Navarro. Une ville n'offre pas un musée et une rue à un nom inventé. 

Source : Archives Région Murcie + Geneanet + Registres San Antonio de Padua + La Tierra no miente.

Les mines de Mazarrón 

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