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Justice Sociale / Démocratie Directe / Nation Europe et الأمة العربية de Stéphane Parédé ستيفان بردي

SANCTIONS YANKEE CONTRE LA SYRIE BA'ATHISTE : "UNE DECISION ISRAELIENNE DANS LA FORME, DANS LE FOND, DANS LE CONTENU ET DANS LE TEMPS" !

23 Janvier 2013 , Rédigé par justicesocialeetdemocratiedirecte.over-blog.com

PCN-INFOS

Le réseau d'information téléphonique du PCN

 

PCN-Infos du 13 mai 2004

 

SANCTIONS YANKEE CONTRE LA SYRIE BA'ATHISTE :
"UNE DECISION ISRAELIENNE DANS LA FORME,
DANS LE FOND, DANS LE CONTENU ET DANS LE TEMPS" !

 

Bush a rendu effectives ce 12 mai les sanctions économiques prévues par le « Syrian Accountability Act and Lebanon Soveregnty Restore Act », la nouvelle machine de guerre américano-sioniste contre la Syrie ba’athiste.

George Bush accuse Damas « de soutenir le terrorisme, de développer des armes de destruction massive et de gêner la stabilisation de l'Irak ». Les sanctions, essentiellement économiques, portent sur l'interdiction pour des avions possédés ou contrôlés par le gouvernement syrien de décoller ou d'atterrir aux États-Unis, le gel des exportations de munitions et de tout produit américain vers la Syrie à l'exception de la nourriture et des médicaments, le gel d'avoirs syriens aux États-Unis, notamment ceux de la Commercial Bank of Syria, en raison d'opérations de blanchiment d'argent, ainsi que le gel des avoirs appartenant à certaines personnes et entités gouvernementales syriennes.

Washington, qui organise sur le modèle irakien une opposition syrienne fantoche autour des Kollabos du « Syrian Reform Party », a spécifiquement accusé hier la Syrie de « protéger des groupes terroristes palestiniens responsables d'attentats contre Israël et de faciliter les livraisons d'armes au Hezbollah ».

Bush ressort le prétexte éculé des « armes de destructions massives » qui a si bien marché contre l’Irak ba’athiste. Les États-Unis « s'inquiètent particulièrement des capacités syriennes en matière d'armes chimiques » (sic). Washington estime que « la Syrie possède des capacités de développement d'armes chimiques parmi les plus avancées du monde arabe » et « estime qu'il est très probable que la Syrie continue de développer des armes offensives biologiques ».  On aimerait voir les USA aussi préoccupés du danger – bien réel celui-là – des armes de destructions massives sionistes, nucléaires, chimiques et biologiques.

La Syrie a quant à elle jugé « injustifiée » la décision des États-Unis de lui imposer des sanctions pour son soi-disant « soutien » au terrorisme. Le Premier ministre Mohammed Naji Otri a jugé « inique et injustifiée » la décision US en affirmant que « La direction syrienne croit au dialogue ».

A Damas, on répète que la loi de sanctions américaine a été « votée pour rendre service à Israël ». L’attitude politique de la Syrie inquiète plus que ses capacités militaires, estime-t-on également. « Les États-Unis, à travers leur décision, sont devenus la première source d’instabilité dans la région (…) la décision de Washington est motivée par une volonté américaine de sanctionner la Syrie pour avoir rejeté la politique américaine en Irak et la guerre contre ce pays » a estimé le président syrien Bachar el-Assad dans une interview réalisée par « El Pais », juste avant l’imposition des sanctions.

Au niveau arabe, la décision américaine a provoqué la colère des capitales arabes. Une colère que le secrétaire général de la Ligue arabe a exprimée en désignant Israël comme « l’instigateur et principal bénéficiaire de ces sanctions ». Amr Moussa a qualifié les sanctions américaines contre la Syrie d’acte « très, très grave », alors qu’en Israël, le chef de la diplomatie a approuvé la décision américaine.

Signe du fossé qui se creuse sans cesse entre l’Europe en voie d’unification et les USA, malgré les sanctions américaines, l’Union européenne a fait part de son indifférence en poursuivant sa politique de coopération économique avec Damas. La semaine prochaine, une délégation européenne se rendra en Syrie à cet effet.

Voici la liste des sanctions américaines contre Damas :

- Interdiction d’exporter vers la Syrie tout matériel figurant sur la nomenclature américaine des munitions et soumis à des restrictions commerciales (équipement à double usage comme des produits chimiques, technologie nucléaire, équipements de propulsion, laser etc.) ;

- Interdiction d’exporter tout produit des Etats-Unis vers la Syrie à l’exception de nourriture et de médicaments ;

- Interdiction faite à tout appareil possédé ou contrôlé par les autorités syriennes de décoller des Etats-Unis ou d’atterrir sur le territoire américain.

Les Etats-Unis ont toutefois décidé de suspendre l’application de ces sanctions lorsqu’elles concernent l’aide humanitaire et des pièces et équipements nécessaires à la sécurité de l’aviation civile et certains matériels de télécommunications « nécessaires aux échanges d’informations ». Les appareils syriens transportant des fonctionnaires du gouvernement et des dirigeants syriens seront également admis dans l’espace aérien américain.

- Le département du Trésor va geler les comptes de la Commercial Bank of Syria en raison d’opérations présumées de blanchiment d’argent. Seront également gelés des avoirs appartenant à « certaines personnes et entités gouvernementales syriennes » qui ont des relations avec des organisations considérées comme terroristes par les Etats-Unis comme notamment le Hamas et le Jihad islamique palestiniens, nos camarades du Front Populaire de Libération de la Palestine, le Hezbollah ou des groupes qui sont associés à la présence militaire syrienne au Liban.

La Maison-Blanche a également indiqué qu’elle « étudiera d’éventuelles sanctions supplémentaires contre les autorités syriennes si elles ne prennent pas de mesures concrètes pour arrêter de soutenir des groupes terroristes, pour mettre fin à leurs programmes de développement d’armes de destruction massive, pour retirer leurs troupes du Liban et pour coopérer pleinement avec la communauté internationale pour aider à la stabilisation et à la reconstruction de l’Irak ».

Les sanctions appliquées mardi l’ont été dans le cadre du « Syria Accountability Act » voté par le Congrès américain en novembre 2003 sur proposition des lobbies sionistes. Il prévoit également, si la Maison-Blanche le décide, de réduire la représentation diplomatique américaine à Damas, de limiter la liberté de circulation des diplomates syriens aux États-Unis et d’interdire toute relation commerciale entre des ressortissants américains et la Syrie.

Ces mesures ne sont que la préparation d’une agression plus vaste contre la Syrie ba’athiste, « cœur ardent de la Nation arabe ».

Le quotidien libanais « Assafir » à Washington précise que « la sous-commission du Proche et Moyen-Orient à la chambre des représentants a voté une loi non-exécutoire condamnant le gouvernement syrien pour « ses violations des droits de l’homme et des libertés civiles des peuples syrien et libanais » (sic). Cette loi invite le président Bush et le secrétaire d’État à « soutenir les opposants au régime syrien, les militants des droits de l’homme et des libertés et à les aider ». La loi réitère également l’appel à la Syrie pour « qu’elle retire son armée du Liban » ».

Les initiateurs pro-sionistes de cette loi, les mêmes que ceux qui avaient lancé le « Syrian Accountability Act », s’emploient actuellement à élaborer une nouvelle loi, exécutoire celle-ci, portant sur « la libération de la Syrie et du Liban », à l’instar de la loi de « libération de l’Irak » votée en 1998.

Nos camarades du journal officiel syrien "Teshreen" (l’ « Octobre » syrien) soulignent fort justement que « les États-Unis n’ont donné aucun signe sur leur volonté de traiter avec la région d’une façon raisonnable et sage. Alors que la région bouillonne et que la situation risque de déraper et de toucher toutes les parties, au-delà des limites régionales… Après tant d’erreurs commises par Washington, voilà que les États-Unis mettent de l’huile sur le feu en annonçant l’application de sanctions économiques contre la Syrie, se fondant sur des accusations nulles et non avenues ».

Le quotidien ba’athiste ajoute que ces accusations tombent très mal pour Washington, car « elles interviennent après une série de provocations et de partialité en faveur de l’agressivité israélienne […] La politique de pressions injustifiées ne fait qu’aggraver la situation dans la région qui nécessite, au contraire, un vrai dialogue fondé sur le respect et les intérêts mutuels ».

« Teshreen » conclut en affirmant que « la décision de la Maison-Blanche d’appliquer des sanctions économiques contre la Syrie est une décision israélienne dans la forme, dans le fond, dans le contenu et dans le temps. Jusqu’à quand les Américains accepteront-ils de servir de monture à l’agressivité israélienne ? », interroge-t-il.

 

Luc MICHEL

(avec AFP, Teshreen, Assafir, El Pais, SANA)

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